5ème Action: Pour un Sourire d'Enfant (PSE) à Phnom Penh au Cambogde


« Ce que vivent les enfants cambodgien n’est pas digne de l’humanité, PSE, une association qui veut les sauver »



C'est par l'ami d'un ami du cousin d'un oncle de ma tante (Aurélien Myle et sa chérie pour ne pas les citer) que j'ai appris l'existence de cette association au nom aussi significatif, qui évoque beaucoup et invite à regarder de plus près les conditions dans lesquelles vivent les enfants de Phnom Penh.



Située au Sud Ouest de la capitale du Cambodge, la décharge municipale du district de Stung Mean Chey est en fait un endroit où un grand nombre de cambodgiens et essentiellement des enfants travaillent de jour comme de nuit à récolter plastiques, papiers et autres cannettes. C'est parmi ces montagnes d'ordures nauséabondes des rues de Phnom Penh, ayant déjà été frappées plusieurs jours par le soleil, que ces enfants de tous âges travaillent. A pieds nus, sans relâche, un sac plastique à la main & affamés, ils remuent, fouillent et trient ces ordures pour ramasser ce qu’ils pourront revendre au kilo pour quelques sous.

Ces enfants vivent dans des conditions inhumaines. Tous les jours, ils respirent la puanteur d'une décharge où les maladies et infections viennent torpiller cette jeunesse qui n'a pas d'autre choix que de continuer à travailler pour ramener un petit quelque chose à la maison.

De nombreux accidents surviennent car lorsque les camions déplacent ou déversent les ordures, les enfants se ruent pour tenter de récupérer le plus rapidement possible ces précieux déchets. Dans cette course folle, les jambes et les bras d'une misère innocente sont bien souvent écrasés.



Lorsqu'en 1995, des petits cambodgiens amènent par la main Christian et Marie France des Palières, jeunes retraités en mission humanitaire pour la reconstruction de l'enseignement primaire, ceux-ci décident ensemble de lancer un projet visant à les sortir de cet enfer, leur apporter une scolarisation, plus de nourriture, des vêtements et la possibilité d'envisager un autre avenir. PSE suit aujourd'hui pas moins de 6000 enfants à tous les niveaux. Nous avons été saisi par la variété des infrastructures de Phnom Penh : crèche, école maternelle, salle de classe, terrain de sport, dortoirs, chambres pour les plus grands, ateliers pour apprendre les métiers de la coiffure, du massage, de l'hôtellerie, de la boulangerie, de la cuisine, de la mécanique, de la couture... PSE a ses propres écoles mais aide également des enfants qui sont scolarisés dans d’autres établissements. Certains enfants font toute leur scolarité avec PSE et arrivent jusqu'à l'université. Nous avons d’ailleurs découvert toutes ces installations grâce aux explications "en français" d'une jeune étudiante en 3eme année de droit. PSE suit également des enfants souffrant de handicaps mentaux et/ou physiques.

Directement sur la décharge, PSE a également installé de quoi nourrir les enfants qui continuent de travailler et leur apporte de quoi maintenir une hygiène minimum dans un endroit où les conditions sanitaires sont terrifiantes. Il est parfois difficile de prendre en charge des enfants venus à Phnom Penh depuis les provinces car ceux-ci repartiront une fois la saison des pluies terminée et les actions de PSE existent avant tout dans un principe de continuité. Il faut que ces enfants puissent un jour suivre une scolarité complète, avoir un travail décent pour venir en aide à leurs familles et fonder les leurs. L'ampleur de leur projet est impressionnante, tout est en perpétuelle évolution, il y a aura toujours de plus en plus d'enfants donc il faudra continuellement construire de nouvelles infrastructures.



Nous avons pu voir plusieurs images de cette décharge où les enfants vivent dans un monde difficile à concevoir, un monde que l'on a beaucoup de mal a s'imaginer, un monde malheureusement bien réel dans lequel ces filles et ces garçons grandissent ou plutôt survivent à force de travail dans un univers qui ne devrait pas exister. Pour citer PSE : « Ce que vivent de jeunes enfants cambodgiens n’est pas digne de l’humanité». Grace à une structure aussi active que PSE, ces enfants nourrissent chaque jour un esprit de solidarité qui les rend plus fort et surtout, ils retrouvent un sourire trop longtemps sacrifié. Sur le site web de PSE : www.pse.asso.fr, de nombreuses informations permettent d'en savoir encore plus sur ce qui est entreprit par leur organisation.



" 6 Milliards de Piverts " a fait un don de 350 USD pour appuyer ce gigantesque projet qui, chaque jour, permet aux générations à venir de tout un pays de regarder bien au-delà des quatre coins d'une décharge interminable et infâme. Nous espérons évidement pouvoir continuer à soutenir de notre mieux des actions comme celle de PSE. Pour qu’il y ait de plus en plus de jeunes piverts qui retrouvent le sourire et passent au travers de cet endroit que personne ne devrait jamais avoir à affronter. Nous adressons nos meilleurs sentiments à tous les acteurs de PSE, les personnes qui nous ont reçus et orientés et tout particulièrement à ses merveilleux fondateurs.

 

4éme Action: MIBOS Mission for Improvement and Boosting Organizational Services to the Community KIGOMA - Tanzanie

J'avais rencontré Hassan lorsque notre bus était tombé en panne en direction de Kigoma à l'Ouest de la Tanzanie. Il m'a alors expliqué qu'il est coordinateur d'un projet de soutien et d'aide auprès de nombreuses communautés avoisinants la ville de Kigoma.



Je l'ai retrouvé le lendemain de notre arrivée pour en savoir un peu plus sur ce qui était actuellement en cours. J'ai alors découvert que MIBOS est en fait une sorte de "multi-projets" qui ne manque vraiment pas d'initiative.
Ils sont par exemple au beau milieu de nombreuses démarches administratives avec les administrations locales en vue de l'obtention d'un terrain pour la construction d'une école dans les hauteurs de Kigoma car de nombreux enfants ne vont pas à l'école et sont loin de pouvoir s'acheter un minimum de matériel scolaire. Il faudra ensuite des professeurs, l'équipement minimum pour plusieurs salles de classe et évidemment des livres, crayons et autres fournitures scolaires.
De facon générale, ils font tout ce qu'ils peuvent pour que de plus en plus d'enfants puissent se rendre à l'ecole.



MIBOS est aussi préoccupée par l'accès en l'eau potable qui implique une certaine insfrastructure et autres travaux qu'il faut financer. Ils ont déjà installé plusieurs puits mais de nombreux villages sont encore sur la liste d'attente. Ils cherchent également à faire face aux situations sanitaires les plus alarmantes et tentent donc de faire vacciner un maximum de personnes contre les maladies qui frappent à répétition les villages les plus retirés. Ils cherchent à communiquer sur l'importance d'une alimentation propre et dans la mesure du possible variée. Ils informent les jeunes adultes sur les risques de contamination suite à des rapports sexuels non protégés. Ils organisent des ateliers orientés sur l'artisanat pour créer quelques revenus supplémentaires et permettre d'améliorer les conditions de vie de la communauté ...



J'ai surtout eu l'occasion de rencontrer plusieurs représentants de nombreux villages car Hassan m'a emmené au coeur de l'une de leurs actions les plus importantes.
Suite à l'apparition de certaines bactéries dans les sols, de nombreuses cultures de manioc situées autour des villages sont devenus impraticables. Les plantations ayant poussé sur ces terrains sont tout simplement contaminées et donc non comestibles.



MIBOS a donc organisé la culture d'une espèce particulière de manioc, plus résistante et mieux appropriée et lancé tout un programme de fertilisation des sols, de recherche de nouveaux terrains et de formation des agriculteurs à de nouvelles techniques en vue de meilleures récoltes.
J'ai donc pu assister lors de cette réunion à la distribution d'une quinzaine de sac tous plus haut que moi, remplis de ces fameux échantillons d'un nouveau manioc. Je me suis rendu compte que c'est principalement une agriculture de subsistance qu'il faut appuyer ici. Mais petit à petit, l'idée est évidemment d'organiser les récoltes et d'en retirer certains bénéfices pouvant aider à soutenir la communauté. Tout ce processus a déjà porté ses fruits dans d'autres villages avec le Soja qui est aujourd'hui revendu dans certaines grandes villes de la même région et rapportent de quoi améliorer le quotidien de centaines de famille.



Le mot que j'aurais le plus envie de mettre en avant sera : COMMUNAUTE !!!



" 6 Milliards de Piverts " (via l'aide de Mr Christophe Lavallee qui réside a Dar Es Salaam, nous a permis de finaliser cette action que je n'avais pas eu le temps de concrétiser lorsque j'étais encore en Tanzanie) a fait don de l'équivalent de 300 euros en monnaie locale pour soutenir l'ensemble des projets menés par MIBOS qui est une fois encore une organisation bien réelle, créée par des locaux et que nous pourront continuer à soutenir aussi longtemps que nous nous en donnerons les moyens.