Les Iles Perenthian, voici un endroit qui au nord de la Malaysie m'aura ouvert les portes de la plongée sous marine ...
Rien de tel que Jibe, alias monsieur ERASMUS to Dublin plus connu sour le nom du "Trecker de Huaraz".
C'est donc mon plus fidèle associé de voyage, celui avec qui j'accumule les jours et les semaines d'aventure qui débarque depuis Pekin pour se frotter au défi de la flotabilité neutre.
Après une arrivée en fanfare à Kuala Lumpur (il s'agit de Jibe alors accueil au Reggae Bar, forcément), nous sommes dans le bâteau, venons de quitter Kuala Besut sur la péninsule, le soleil se lève et nous nous rendons vers ces îles oùu nous ne savons pas encore combien de temps nous resterons, plus certainement ...
La tente sur la plage privée d'une guest-house tellement isolée qu'il n'y a qu'elle, un panorama époustouflant du petit dejeuner jusqu'aux heures où nous nous coucherons, une cuisine excellente et des barbecues Seafood à n'en plus finir.
Le passage de Olive, Kiff, Pierre et Charlotte, le sentiment de ne plus apercevoir les difficultés qui se sont inscrites dans votre vie, l'impatience de la découverte :
Comment est-ce en dessous ?
Là où normalement, sans le commandant Coustaud, on ne pourrait pas rester plus qu'un moment dont la durée dépendra des performances de chacun à l'exercice de l'apnée, nous sommes restés de longs moments, des moments inoubliables. Nous avons commencé notre incursion dans le monde des " Divers ", ça fait plus style que plongeur, en s'inscrivant à l'Open Water, premier niveau du PADI et c'est avec Yves (il en a fallu de peu pour que je l'appelle Jean Yves toute la semaine) qu'on démarre la formation.
Première heure de cours, théorie et DVD, étant arrivés pas vraiment frais de la veille, ça nous va très bien.
On plonge vraiment pour la première fois dans l'après midi et en ce qui me concerne, mais je sais que je parle pour deux, ça a été tout de suite un déclic car il existe là -dessous ce mélange entre l'apréhension, l'aisance du mouvement, la surprise, le calme, le son des bulles et la profondeur ...
Nous sommes restés là -bas 11 jours, sommes descendus sous l'eau à 11 reprises et nous sommes regardés envion 11 millions de fois l'air persuadé qu'on allait se faire arrêter par la brigade du Kiff.
Plongée de nuit, plongée en dérive, plongée sur épave, band de poissons Perroquet à bosse, requins petits mais requins quand même, tortues, hippocampes, nudibranches.
Apprendre à se déplacer, garder son calme, se familiariser avec l'équipement, parler le language des mains, se rendre compte que tout va parfaitement bien après 30 minutes à 18 mètres de profondeur, rechercher dans le bleu immense ce qui vous emmerveillera le plus, accepter le fait qu'on vient de toucher un monde nouveau.
Nous sommes vite rentrés dans le jeu, les conversations se nourrissaient de ce que nous avions vu et ce que nous pouvions peut etre voir demain, mordus pour quelques jours ou peut-être pour toute une vie, ça aura été un grand moment de mon périple.
Le deuxième niveau nous tendait les bras, la permission d'aller jusque 40 mètres, l'accès à certaines épaves : Comment résister ??? Nous voilà reparti pour un tour.
Je me rappellerai toute ma vie l'électro choc que j'ai reçu lorsque nous sommes descendus sur ce qui étais je pense l'arrière d'une épave. Après quelques minutes sous l'eau, j'ai regardé sur ma droite et me suis rendu compte que je faisais face à un mur. J'ai voulu savoir de combien était haut ce mur et j'ai levé les yeux pour chercher là -bas, dans le coin en haut à droite de mon masque.
C'est la première fois que j'ai realisé les distances qui nous séparaient de la surface, le poid de tout ce qui se trouvait au dessus de nos têtes.
La chance nous aura suivi tout au long du séjour, car nous n'avons connu aucune mésaventure, sacrément gâté pour des débutants de voir autant de choses, un endroit pareil c'est un cadeau du ciel.
Mission accomplie aux Perenthian Islands, une forte dose d'adrénalyne nous aura été doucement administrée par les instances les plus hautes gradées de l'univers sous marin.
3 poissons auront été mes favoris : le yellowbox fish, le Pipe fish et le Scorpion fish. Il me parait évident à la relecture de ces quelques lignes que j'ai attrappé le virus.
Qu'est ce qu'on se sent bien lorsqu'un semblant de passion fait éruption dans votre vie ? A nous d'en faire quelque chose de passionant !!!
Un mot quand même sur " Ris " qui originaire de Lombock, Indonésie est un vrai spectacle ambulant car c'est d'un sourire inépuisable qu'il venait volontiers discuter, et boire un p'tit verre en cachette avec nous ou alors nous prévenait lorsqu'il ne fallait pas rater quelquechose.
Les bébés tortues qu'il élève lui-même avant de les relacher, plusieurs varans qu'il attrape par la queue pour les nourrir à sa façon mais surtout pour que vous puissiez parfaitement les voir, des petits rongeurs qu'il ballade sur son épaule, des singes avec qui il discute quelles sont les noix de cocos qu'il faudrait décrocher ... C'est quelqu'un dont je n'oublierai pas le visage qui transpire la volonté de communiquer, dont les yeux brûlent de bonne humeur, quelqu'un qui veut rire à en avaler la lune.
En se demandant sérieusement comment il serait possible de quitter une ambiance aussi propice aux rêves et à l'envie d'aller un poil plus loin, enfin plus profond. Il nous aura tout de même fallu être à court d'argent pour reprendre le bâteau direction Kuala Besut d'où mon partenaire de Carlsberg nous avait préparé un petit planning de chez maman.
Nous avons traversé toute la péninsule direction Georgetown où avec Alex, un nouveau compagnon Slovénien, nous avons visité un endroit magnifique.
Melange de jardins, temples et d'une tour situés en haut d'une colline où nous aurons eu le privilège d'un ensoleillement exceptionnel et donc d'un contexte idéal pour tirer quelques clichets.
Il y avait aussi cet anglais musicien dont le copain était reparti jusque Bangkok avec dans ses affaires le passeport et le billet d'avion de son pote. Il devait donc patienter quelques jours et nous a emmené dans ces restos indiens où manoeuvrant parfaitement le menu, il a commandé un festin servi sur des feuilles de bananiers dans lesquelles nous plongions notre main DROITE pour mélanger le " Un petit peu de tout " qui nous avait été délicatement préparé.
Le temps de faire faire le visa pour l'indonésie et nous voilà en route pour les " Cameron Highlands " qui sont en fait une multitude de plantations de thé où les panoramas sont splendides et les possibilites de ballades très nombreuses.
Nous en avons faites 2 suivant les balises qui n'induisent pas trop en erreur, dans une espèce de forêt très vallonée qui donnait une légère impression de jungle lorsque les sentiers se rétrécissaient ou qu'il fallait monter ou descendre très fort.
Nous voilà maintenant avec deux allemands qui passaient par là et qui ont prit le train en marche. Partir en tour du monde seul, c'est tout simplement la meilleure façon de ne jamais l'être.
Après quelques négociations avec un patron de bar à propos de copies de DVD concert genre BB King à Montreux (forcément j'ai craqué), nous sommes gentillement redescendus sur Kuala Lumpur. Un Burger King plus tard, l'interdiction de faire une sieste dans un jardin public et ce par une femme flic à cheval sur les principes, quelques heures dans Chinatown parce que Jibe aime offrir des mini shorts sexy à sa copine, c'est déjà les adieux.
Trop rapide mais tellement de bons souvenirs. C'était vraiment génial de retrouver Olive et Kiff de l'autre côté de la planète, je tiens encore à leur faire un gros bekot.
Prépares toi Francky, je ramène en images de quoi se faire inviter à l'édition 2008 du festival de Cannes !!!
La Malaysie ou un grand questionnement pour notre association : " Doit-on se limiter aux 6 milliards de piverts d'origine terrestre ou faut-il se lancer immédiatement à la recherche d'une espèce sous marine de cet oiseau imprévisible ?
Les dédicaces:
Nouk : alias Le Shark ou Pappy Chullo, encore un de la bande de Bayonne. Après Saragosse, Barcelone, Buenos Aires, Valparaiso, il ne nous reste plus qu'à monter un bar à sushis en haut du Machu Pichu et on aura fait le tour de toutes les singeries possibles et imaginables.
Je vous recommande le restaurant " Naka ", 40 rue de Ponthieu à Paris et remercie Nouk pour avoir fait le déplacement un certain 9 décembre ...
Noar : cet expert de la No Problem Attitude, spécialiste du bon conseil cinématographique, grand amateur de Quinito, un peu trop orienté à mon goût vers des matières comme le polystirène dont ma Clio BeBop, là ou elle est se souvient encore. Békot l'ami et fais pas trop de pers', concentres toi plutôt sur la mise en scène de films érotiques, tu pourras financer une nouvelle collection de slip kangourou.
Catherine : He soeurette, je me rappelle encore t'avoir offert quand j'étais très petit un feutre jaune pour ton anniversaire. C'est très bête mais je n'oublierai jamais ça. Alors tu l'as encore ??? Tu viens de fêter un nouvel anniversaire le mois dernier alors Feliz Cumpleanos y Cuidate Mucho.
Danielle Lepers : Désolé pour tous les autres mais c'est le commentaire de la maman de mon pote Damien qui m'aura le plus ému et le plus surpris.
En ce qui la concerne, c'est un éternel sourire dont je me rappelle mais j'ai aussi memoire de m'être pris un coup de torchon parce que je marchais en chaussettes.
Merci Danielle
Gérald Grignet : J'ai écrit ce texte et ces dedicaces il y a un moment déjà et entre temps, la famille Grignet est apparue dans la boite aux lettres des " 6 Milliards de Piverts".
Il est tout simplement une personne gentille, aussi intéressante qu'intéressée, drôle et disponible ce qui fait donc de ce crâne brillant un oiseau rare.
Ce monsieur " Y'a de la joie " est un ami dont je ne souhaite pas trop m'éloigner et que je devrais aller voir plus souvent.
La bise à tes deux bonhommes mon pote.
Sim Sima : Et oui, si tu veux que tes enceintes fassent du Houla Hoop sur un pied, c'est lui qu'il faut appeler. Toujours là , toujours présent, heureux après tant d'années d'être toujours en contact avec mister " He Mister Dj, Show me what U do ".
Prends soin de toi amigo et à bientôt pour encore et toujours du son à fond. On s'est raté de peu la dernière fois, je promets de faire mieux en 2008.