Le Sulawesi depuis Makassar jusque Manado...
Par Caro, mercredi 5 décembre 2007 à 18:06 | Confessions | #51 | rss
J'étais très impatient de voler vers cette partie de l'Indonésie que je ne connaissais pas encore, celle que je n'avais pas du tout envisagé et où Jérôme et Christine m'avaient convaincu de les rejoindre. Je commencerai cet article par les remercier de m'avoir proposé ce périple, de s'être occupé de moi parce pour être honnête, je n'ai rien eu à faire.
Même si ils se sont ouvertement moqué d'un certain short à peine rafistolé, c'est avec beaucoup de facilité que le planning de Maman aura été établi et j'ai pris un vrai plaisir à découvrir cette île en leur compagnie. Je garde quelques autres anecdotes et compliments pour la fin de ce texte.
Après mon arrivée à Makassar et les retrouvailles après s'être entrevu trop rapidement sur Bornéo, nous avons d’abord échangé nos impressions sur quelques pays d'Asie (Dje et Kiki sillonnent l'Asie du Sud Est depuis Octobre 2006), les différences avec l'Afrique ou l'Amérique Latine, leur projet de vivre une année entière en Australie (où ils se trouvent à l'heure ou je vous parle).
Nous nous rendons bien compte que les perspectives en France prendront un certain temps et qu'il reste encore beaucoup d'endroits où nous souhaiterions aller.
Apres une belle cantine où nous avons choisi nos poissons dans des caisses en plastique remplies de glace, nous avons patienté toute la journée dans un Makassar trop bruyant pour enfin prendre la route de Rantepao et entrer dans le Tonan Toraja, lieu de chute idéal pour entrevoir la culture des Bataks.
Des maisons aux toits on ne peut moins traditionnels, difficilement descriptibles mais dont la forme pourrait laisser penser à un bâteau. Il s'agit en fait d'une courbe qui suit la longueur de la maison et dont les extrémités toujours orientées Nord - Sud pointent vers le ciel.
Le tout est recouvert de fines branches de bambou qui, le plus souvent, recouvrent de la tôle pour éviter de refaire la toiture tous les deux ans. Combinaison d’un souci esthétique pour le plaisir des yeux et d'une stratégie efficace pour préserver ses efforts.
Des rizières peuplées de rochers où les bottes de maïs blondissent le temps de la cueillette. L'une d'entre elles s'étalait sur une vallée immense où nous avons décidé de passer la nuit, perchés sur l'un des flancs de ce panorama qui, dans mes souvenirs vient détrôner le spectacle amphithéâtral des rizières d'Ubud sur l'île de Bali.
Demandant notre chemin au milieu de ces étendues de riz vert, s'arrêtant un moment pour filmer un insecte, se faire convier à manger et boire par des personnes à qui nous pouvons à peine parler.
En même temps à quoi bon, il suffit de sourire de nos allures si différentes et de se souvenir que ces doux moments sont suffisamment rares pour ne sentir aucune gène et tenter toutes les approches possibles : un mot que nous avons appris à prononcer correctement, une cigarette offerte, les jeux de regard avec les enfants...
Un grand moment aura été notre escapade vers une cérémonie Batak durant laquelle de nombreuses familles viennent rendre hommage aux défunts en offrant cochons et buffles qui seront sacrifiés juste sous vos yeux pour être cuisinés puis dégustés par tout ce rassemblement venu célébrer plusieurs jours durant.
Défilé des villageois en tenues traditionnelles devant la famille du défunt, hurlements de porcs qui le sang jaillissant de leur abdomen agonisant trop près de vous, ces petits salons de bois où tout le monde s'assied au sol pour boire le thé et manger quelques biscuits en gardant un œil sur la prochaine étape des funérailles, une route bondée car unique moyen d'accès et croyez moi même encaissés dans les rizières, plusieurs centaines de personnes se déplacent pour ces événements de la culture Batak.
Notre prochain vrai stop sera les Iles Togean mais en chemin, un voyage en minibus que nous n'oublierons peut être jamais pour ses rebondissements et son côté interminable.
Dépannage de notre véhicule embourbé sur le bord de la route juste devant un lieu où était célébré un enterrement musulman. C'est idiot car évidement, le respect de ces moments de recueillement prévaut mille fois sur le fait d'attendre une ou deux heures mais il faut se faire à ces situations particulières où sans que vous ne compreniez quoique ce soit : tout s'arrête comme par magie !!!
Tentena et Ampana n'auront pas été les merveilles de cette partie du voyage mais il nous faut effectuer une parfaite diagonale entre Makassar et Manado et la route est longue.
Les Iles Togean nous ont offert deux petits bungalows merveilleusement situés.
Une soirée mémorable : Dje après quelques Ti Punch préparés par mes soins a osé dire à Kiki qu'elle sentait la lessive, les Gnocchis de Sandra qui ont donné au menu une succulente touche italienne, un ponton magnifique se jetant de tout son long sur ce grand bleu qui ne nous aura pas quitté des yeux...
Le bonus fut de taille puisque j'ai replongé dix fois aux cotés d'Harold que je remercie pour m'avoir fait découvrir tant de belles choses. Cet oiseau-là n'aura fait qu'aggraver le virus sous marin déjà contracté aux Iles Perenthian.
Poisson crocodile, poisson pierre, nudibranches, hippocampes Pegmee, Mantisse, se faire doubler par deux rideaux de carangues, nager 20 mètres sous l'eau pendant plusieurs minutes sans ne rien voir d'autre que du bleu, remonter le long de deux parois rocheuses qui ne vous laissent qu'un mince passage où les coreaux prennent des formes dignes d'un jardin botanique ... Le plaisir de cette découverte des fonds marins ne fait que s'étaler et à chaque nouvelle descente sous l'eau, les sensations s'aiguisent et tranchent comme le regard de celui ou celle qu'on aime.
La suite du voyage nous emmène directement jusque Manado d'où nous sommes repartis aussi vite en direction de Tomohon et le volcan Lokon.
Un magnifique volcan dont le lac situé au fond du cratère donne l'effet d'une pierre précieuse sur laquelle l'ombre des fumées de souffre avance comme de toutes petites vagues.
Course contre la montre vers 16h pour aller chercher le caméscope que j'avais tout simplement oublié à côté du rocher sur lequel je m'étais assis, mon étourderie a failli encore me couter de précieuses images !!! " Pourquoi pas goûter de la viande de chien me propose Jérome ?" - " Heureusement que c'était épicé " lui ai-je répondu après quelques petits morceaux…!!!
Direction Bathu Puti pour encore 3 journées de rêves. Nous avons vu les tarsiers, ces petites bestioles aux grands yeux, espèce endémique au Sulawesi qui ressemble étrangement à l'un de mes neveux d'origine calabraise. Une nuit passée sur un bateau de pêche où j'ai vraiment saisi, sans même avoir osé participer, à quel point ce métier était éprouvant.
Nos au revoir sur une plage de sable noir, assis au bord d'un feu capricieux pour une dernière partie de YAM avec tout ce qu'il fallait de bières fraiches, je suis ravi d'avoir fait un bout de chemin avec ces jeunes de www.lavielabas.com (site de DjeDje et Kiki). Même si DjeDje chipote lorsqu'il n'y a pas de porte manteau dans les chambres des guesthouse et que Kiki rechigne à se laver les cheveux avec de l'eau de pluie (désolé les amis, je vous avez promis...), ils sont deux beaux piverts armés de précieux conseils et avec qui tous les sujets se discutent.
Merci et bonne route les amis...
Finir en beauté est une idée qui ne me déplait pas alors je me rends seul vers les l'îles de Bunaken pour plonger à nouveau mais je ne recommencerai pas un nouveau paragraphe pour vous expliquer que c'était génial parce que c'était grandiose.
Le poisson Mandarin est d'une beauté et les nudibranches y sont par dizaines avec en prime des espèces que je n'avais pas encore vues. Un jour mon instructeur à pointé son doigt vers la surface, j'ai levé les yeux et c'est une tortue d'environ 1.50m qui me rasait la tête. Je revois souvent cette image irréelle capable d'émouvoir un cœur de pierre qui oserait une ballade à 30m de profondeur.
Le requin pointe noire sera passé à deux reprises quelques mètres sous nos pieds. Et avec deux plongées nocturnes, Buna Ken aura était un régal qui m'aide a signer ce récit d'un simple mot : ENCORE ...
Les dédicaces :
Sandrine et Franck : Les niçois rencontrés sur l'île de Pacques que j'attends impatiemment de revoir
Guitar : Cette encyclopédie de tous les genres musicaux m'a apprit qu'il allait être Papa. Félicitations amigo et même si tu mets du gel avant d'aller surfer, tu manques tout de même encore un peu de style, je peux t'aider si tu veux, j'ai des connections ...
Repie : Le marche de Poncelet, les ascenseurs d'Avoriaz, le bon foie gras de nos mamans un certain 25 décembre 2006 ... Que de souvenirs mon pote! Merci encore pour cette énorme participation que tu as offerte à notre projet. Ton message dans un certain carnet qui m'accompagne partout ma beaucoup ému.
Boris et Luiggi : Sans eux, le Portugal n'aurait pas été la même aventure. Tant de kilomètres parcourus, nos vies mélangées durant tout ce périple et des souvenirs d'une expérience appelée ERASMUS font que vous serez toujours en haut de la liste. Prenez soin de vous et où que vous soyez, y'aura toujours un pivert qui pensera à vous.
Woody Wod Pecker : Cet oiseau si symbolique, faudrait lui remettre la légion d'honneur !!!
Thierry et Fausto : Ils m'ont déjà reçu deux fois dans la belle ville de Quito et je pense très sérieusement à la 3ème opportunité de les revoir. Des amis qui vivent loin mais des amis avec qui je ne perdrai jamais le contact. Je pense très fort a vous deux, vous adresse toute mon affection et vous réserve l'intégralité des bonnes ondes qui m'entourent en ce moment.
Après mon arrivée à Makassar et les retrouvailles après s'être entrevu trop rapidement sur Bornéo, nous avons d’abord échangé nos impressions sur quelques pays d'Asie (Dje et Kiki sillonnent l'Asie du Sud Est depuis Octobre 2006), les différences avec l'Afrique ou l'Amérique Latine, leur projet de vivre une année entière en Australie (où ils se trouvent à l'heure ou je vous parle).
Nous nous rendons bien compte que les perspectives en France prendront un certain temps et qu'il reste encore beaucoup d'endroits où nous souhaiterions aller.
Apres une belle cantine où nous avons choisi nos poissons dans des caisses en plastique remplies de glace, nous avons patienté toute la journée dans un Makassar trop bruyant pour enfin prendre la route de Rantepao et entrer dans le Tonan Toraja, lieu de chute idéal pour entrevoir la culture des Bataks.
Des maisons aux toits on ne peut moins traditionnels, difficilement descriptibles mais dont la forme pourrait laisser penser à un bâteau. Il s'agit en fait d'une courbe qui suit la longueur de la maison et dont les extrémités toujours orientées Nord - Sud pointent vers le ciel.
Le tout est recouvert de fines branches de bambou qui, le plus souvent, recouvrent de la tôle pour éviter de refaire la toiture tous les deux ans. Combinaison d’un souci esthétique pour le plaisir des yeux et d'une stratégie efficace pour préserver ses efforts.
Demandant notre chemin au milieu de ces étendues de riz vert, s'arrêtant un moment pour filmer un insecte, se faire convier à manger et boire par des personnes à qui nous pouvons à peine parler.
En même temps à quoi bon, il suffit de sourire de nos allures si différentes et de se souvenir que ces doux moments sont suffisamment rares pour ne sentir aucune gène et tenter toutes les approches possibles : un mot que nous avons appris à prononcer correctement, une cigarette offerte, les jeux de regard avec les enfants...
Un grand moment aura été notre escapade vers une cérémonie Batak durant laquelle de nombreuses familles viennent rendre hommage aux défunts en offrant cochons et buffles qui seront sacrifiés juste sous vos yeux pour être cuisinés puis dégustés par tout ce rassemblement venu célébrer plusieurs jours durant.
Défilé des villageois en tenues traditionnelles devant la famille du défunt, hurlements de porcs qui le sang jaillissant de leur abdomen agonisant trop près de vous, ces petits salons de bois où tout le monde s'assied au sol pour boire le thé et manger quelques biscuits en gardant un œil sur la prochaine étape des funérailles, une route bondée car unique moyen d'accès et croyez moi même encaissés dans les rizières, plusieurs centaines de personnes se déplacent pour ces événements de la culture Batak.
Dépannage de notre véhicule embourbé sur le bord de la route juste devant un lieu où était célébré un enterrement musulman. C'est idiot car évidement, le respect de ces moments de recueillement prévaut mille fois sur le fait d'attendre une ou deux heures mais il faut se faire à ces situations particulières où sans que vous ne compreniez quoique ce soit : tout s'arrête comme par magie !!!
Tentena et Ampana n'auront pas été les merveilles de cette partie du voyage mais il nous faut effectuer une parfaite diagonale entre Makassar et Manado et la route est longue.
Les Iles Togean nous ont offert deux petits bungalows merveilleusement situés.
Une soirée mémorable : Dje après quelques Ti Punch préparés par mes soins a osé dire à Kiki qu'elle sentait la lessive, les Gnocchis de Sandra qui ont donné au menu une succulente touche italienne, un ponton magnifique se jetant de tout son long sur ce grand bleu qui ne nous aura pas quitté des yeux...
Le bonus fut de taille puisque j'ai replongé dix fois aux cotés d'Harold que je remercie pour m'avoir fait découvrir tant de belles choses. Cet oiseau-là n'aura fait qu'aggraver le virus sous marin déjà contracté aux Iles Perenthian.
Poisson crocodile, poisson pierre, nudibranches, hippocampes Pegmee, Mantisse, se faire doubler par deux rideaux de carangues, nager 20 mètres sous l'eau pendant plusieurs minutes sans ne rien voir d'autre que du bleu, remonter le long de deux parois rocheuses qui ne vous laissent qu'un mince passage où les coreaux prennent des formes dignes d'un jardin botanique ... Le plaisir de cette découverte des fonds marins ne fait que s'étaler et à chaque nouvelle descente sous l'eau, les sensations s'aiguisent et tranchent comme le regard de celui ou celle qu'on aime.
Course contre la montre vers 16h pour aller chercher le caméscope que j'avais tout simplement oublié à côté du rocher sur lequel je m'étais assis, mon étourderie a failli encore me couter de précieuses images !!! " Pourquoi pas goûter de la viande de chien me propose Jérome ?" - " Heureusement que c'était épicé " lui ai-je répondu après quelques petits morceaux…!!!
Direction Bathu Puti pour encore 3 journées de rêves. Nous avons vu les tarsiers, ces petites bestioles aux grands yeux, espèce endémique au Sulawesi qui ressemble étrangement à l'un de mes neveux d'origine calabraise. Une nuit passée sur un bateau de pêche où j'ai vraiment saisi, sans même avoir osé participer, à quel point ce métier était éprouvant.
Nos au revoir sur une plage de sable noir, assis au bord d'un feu capricieux pour une dernière partie de YAM avec tout ce qu'il fallait de bières fraiches, je suis ravi d'avoir fait un bout de chemin avec ces jeunes de www.lavielabas.com (site de DjeDje et Kiki). Même si DjeDje chipote lorsqu'il n'y a pas de porte manteau dans les chambres des guesthouse et que Kiki rechigne à se laver les cheveux avec de l'eau de pluie (désolé les amis, je vous avez promis...), ils sont deux beaux piverts armés de précieux conseils et avec qui tous les sujets se discutent.
Merci et bonne route les amis...
Le poisson Mandarin est d'une beauté et les nudibranches y sont par dizaines avec en prime des espèces que je n'avais pas encore vues. Un jour mon instructeur à pointé son doigt vers la surface, j'ai levé les yeux et c'est une tortue d'environ 1.50m qui me rasait la tête. Je revois souvent cette image irréelle capable d'émouvoir un cœur de pierre qui oserait une ballade à 30m de profondeur.
Le requin pointe noire sera passé à deux reprises quelques mètres sous nos pieds. Et avec deux plongées nocturnes, Buna Ken aura était un régal qui m'aide a signer ce récit d'un simple mot : ENCORE ...
Les dédicaces :
Sandrine et Franck : Les niçois rencontrés sur l'île de Pacques que j'attends impatiemment de revoir
Guitar : Cette encyclopédie de tous les genres musicaux m'a apprit qu'il allait être Papa. Félicitations amigo et même si tu mets du gel avant d'aller surfer, tu manques tout de même encore un peu de style, je peux t'aider si tu veux, j'ai des connections ...
Repie : Le marche de Poncelet, les ascenseurs d'Avoriaz, le bon foie gras de nos mamans un certain 25 décembre 2006 ... Que de souvenirs mon pote! Merci encore pour cette énorme participation que tu as offerte à notre projet. Ton message dans un certain carnet qui m'accompagne partout ma beaucoup ému.
Boris et Luiggi : Sans eux, le Portugal n'aurait pas été la même aventure. Tant de kilomètres parcourus, nos vies mélangées durant tout ce périple et des souvenirs d'une expérience appelée ERASMUS font que vous serez toujours en haut de la liste. Prenez soin de vous et où que vous soyez, y'aura toujours un pivert qui pensera à vous.
Woody Wod Pecker : Cet oiseau si symbolique, faudrait lui remettre la légion d'honneur !!!
Thierry et Fausto : Ils m'ont déjà reçu deux fois dans la belle ville de Quito et je pense très sérieusement à la 3ème opportunité de les revoir. Des amis qui vivent loin mais des amis avec qui je ne perdrai jamais le contact. Je pense très fort a vous deux, vous adresse toute mon affection et vous réserve l'intégralité des bonnes ondes qui m'entourent en ce moment.





Hey Piwi!
ca doit bien afire trois mois que nous nous sommes quitees sur la cote de Batuputih. Depuis, nous avons retrouve la vie a l'occidentale du cote de Melbourne. Nous avons deja hate de repartir et rejoindrons la nouvelle zelande pour un mois. c'etait comment ces deux mois de marche ??? on attend tes precieux conseils !
On t'envoie aussi un de nos colocs allemands, Andy, tres sympa ,du cote du Chili. Il debarque pr qq mois en amerique du sud fin decembre.
on espere que tou va bien. Bonne route !
Kiki
ps : moque toi... vas ! on en a de bien bonnes a raconter des notre retour...
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