Le Sulawesi depuis Makassar jusque Manado...

J'étais très impatient de voler vers cette partie de l'Indonésie que je ne connaissais pas encore, celle que je n'avais pas du tout envisagé et où Jérôme et Christine m'avaient convaincu de les rejoindre. Je commencerai cet article par les remercier de m'avoir proposé ce périple, de s'être occupé de moi parce pour être honnête, je n'ai rien eu à faire.



Même si ils se sont ouvertement moqué d'un certain short à peine rafistolé, c'est avec beaucoup de facilité que le planning de Maman aura été établi et j'ai pris un vrai plaisir à découvrir cette île en leur compagnie. Je garde quelques autres anecdotes et compliments pour la fin de ce texte.

Après mon arrivée à Makassar et les retrouvailles après s'être entrevu trop rapidement sur Bornéo, nous avons d’abord échangé nos impressions sur quelques pays d'Asie (Dje et Kiki sillonnent l'Asie du Sud Est depuis Octobre 2006), les différences avec l'Afrique ou l'Amérique Latine, leur projet de vivre une année entière en Australie (où ils se trouvent à l'heure ou je vous parle).
Nous nous rendons bien compte que les perspectives en France prendront un certain temps et qu'il reste encore beaucoup d'endroits où nous souhaiterions aller.

Apres une belle cantine où nous avons choisi nos poissons dans des caisses en plastique remplies de glace, nous avons patienté toute la journée dans un Makassar trop bruyant pour enfin prendre la route de Rantepao et entrer dans le Tonan Toraja, lieu de chute idéal pour entrevoir la culture des Bataks.
Des maisons aux toits on ne peut moins traditionnels, difficilement descriptibles mais dont la forme pourrait laisser penser à un bâteau. Il s'agit en fait d'une courbe qui suit la longueur de la maison et dont les extrémités toujours orientées Nord - Sud pointent vers le ciel.
Le tout est recouvert de fines branches de bambou qui, le plus souvent, recouvrent de la tôle pour éviter de refaire la toiture tous les deux ans. Combinaison d’un souci esthétique pour le plaisir des yeux et d'une stratégie efficace pour préserver ses efforts.



Des rizières peuplées de rochers où les bottes de maïs blondissent le temps de la cueillette. L'une d'entre elles s'étalait sur une vallée immense où nous avons décidé de passer la nuit, perchés sur l'un des flancs de ce panorama qui, dans mes souvenirs vient détrôner le spectacle amphithéâtral des rizières d'Ubud sur l'île de Bali.

Demandant notre chemin au milieu de ces étendues de riz vert, s'arrêtant un moment pour filmer un insecte, se faire convier à manger et boire par des personnes à qui nous pouvons à peine parler.
En même temps à quoi bon, il suffit de sourire de nos allures si différentes et de se souvenir que ces doux moments sont suffisamment rares pour ne sentir aucune gène et tenter toutes les approches possibles : un mot que nous avons appris à prononcer correctement, une cigarette offerte, les jeux de regard avec les enfants...

Un grand moment aura été notre escapade vers une cérémonie Batak durant laquelle de nombreuses familles viennent rendre hommage aux défunts en offrant cochons et buffles qui seront sacrifiés juste sous vos yeux pour être cuisinés puis dégustés par tout ce rassemblement venu célébrer plusieurs jours durant.
Défilé des villageois en tenues traditionnelles devant la famille du défunt, hurlements de porcs qui le sang jaillissant de leur abdomen agonisant trop près de vous, ces petits salons de bois où tout le monde s'assied au sol pour boire le thé et manger quelques biscuits en gardant un œil sur la prochaine étape des funérailles, une route bondée car unique moyen d'accès et croyez moi même encaissés dans les rizières, plusieurs centaines de personnes se déplacent pour ces événements de la culture Batak.



Notre prochain vrai stop sera les Iles Togean mais en chemin, un voyage en minibus que nous n'oublierons peut être jamais pour ses rebondissements et son côté interminable.
Dépannage de notre véhicule embourbé sur le bord de la route juste devant un lieu où était célébré un enterrement musulman. C'est idiot car évidement, le respect de ces moments de recueillement prévaut mille fois sur le fait d'attendre une ou deux heures mais il faut se faire à ces situations particulières où sans que vous ne compreniez quoique ce soit : tout s'arrête comme par magie !!!
Tentena et Ampana n'auront pas été les merveilles de cette partie du voyage mais il nous faut effectuer une parfaite diagonale entre Makassar et Manado et la route est longue.

Les Iles Togean nous ont offert deux petits bungalows merveilleusement situés.
Une soirée mémorable : Dje après quelques Ti Punch préparés par mes soins a osé dire à Kiki qu'elle sentait la lessive, les Gnocchis de Sandra qui ont donné au menu une succulente touche italienne, un ponton magnifique se jetant de tout son long sur ce grand bleu qui ne nous aura pas quitté des yeux...
Le bonus fut de taille puisque j'ai replongé dix fois aux cotés d'Harold que je remercie pour m'avoir fait découvrir tant de belles choses. Cet oiseau-là n'aura fait qu'aggraver le virus sous marin déjà contracté aux Iles Perenthian.

Poisson crocodile, poisson pierre, nudibranches, hippocampes Pegmee, Mantisse, se faire doubler par deux rideaux de carangues, nager 20 mètres sous l'eau pendant plusieurs minutes sans ne rien voir d'autre que du bleu, remonter le long de deux parois rocheuses qui ne vous laissent qu'un mince passage où les coreaux prennent des formes dignes d'un jardin botanique ... Le plaisir de cette découverte des fonds marins ne fait que s'étaler et à chaque nouvelle descente sous l'eau, les sensations s'aiguisent et tranchent comme le regard de celui ou celle qu'on aime.



La suite du voyage nous emmène directement jusque Manado d'où nous sommes repartis aussi vite en direction de Tomohon et le volcan Lokon. Un magnifique volcan dont le lac situé au fond du cratère donne l'effet d'une pierre précieuse sur laquelle l'ombre des fumées de souffre avance comme de toutes petites vagues.
Course contre la montre vers 16h pour aller chercher le caméscope que j'avais tout simplement oublié à côté du rocher sur lequel je m'étais assis, mon étourderie a failli encore me couter de précieuses images !!! " Pourquoi pas goûter de la viande de chien me propose Jérome ?" - " Heureusement que c'était épicé " lui ai-je répondu après quelques petits morceaux…!!!

Direction Bathu Puti pour encore 3 journées de rêves. Nous avons vu les tarsiers, ces petites bestioles aux grands yeux, espèce endémique au Sulawesi qui ressemble étrangement à l'un de mes neveux d'origine calabraise. Une nuit passée sur un bateau de pêche où j'ai vraiment saisi, sans même avoir osé participer, à quel point ce métier était éprouvant.

Nos au revoir sur une plage de sable noir, assis au bord d'un feu capricieux pour une dernière partie de YAM avec tout ce qu'il fallait de bières fraiches, je suis ravi d'avoir fait un bout de chemin avec ces jeunes de www.lavielabas.com (site de DjeDje et Kiki). Même si DjeDje chipote lorsqu'il n'y a pas de porte manteau dans les chambres des guesthouse et que Kiki rechigne à se laver les cheveux avec de l'eau de pluie (désolé les amis, je vous avez promis...), ils sont deux beaux piverts armés de précieux conseils et avec qui tous les sujets se discutent.
Merci et bonne route les amis...



Finir en beauté est une idée qui ne me déplait pas alors je me rends seul vers les l'îles de Bunaken pour plonger à nouveau mais je ne recommencerai pas un nouveau paragraphe pour vous expliquer que c'était génial parce que c'était grandiose.

Le poisson Mandarin est d'une beauté et les nudibranches y sont par dizaines avec en prime des espèces que je n'avais pas encore vues. Un jour mon instructeur à pointé son doigt vers la surface, j'ai levé les yeux et c'est une tortue d'environ 1.50m qui me rasait la tête. Je revois souvent cette image irréelle capable d'émouvoir un cœur de pierre qui oserait une ballade à 30m de profondeur.
Le requin pointe noire sera passé à deux reprises quelques mètres sous nos pieds. Et avec deux plongées nocturnes, Buna Ken aura était un régal qui m'aide a signer ce récit d'un simple mot : ENCORE ...

Les dédicaces :

Sandrine et Franck : Les niçois rencontrés sur l'île de Pacques que j'attends impatiemment de revoir

Guitar : Cette encyclopédie de tous les genres musicaux m'a apprit qu'il allait être Papa. Félicitations amigo et même si tu mets du gel avant d'aller surfer, tu manques tout de même encore un peu de style, je peux t'aider si tu veux, j'ai des connections ...

Repie : Le marche de Poncelet, les ascenseurs d'Avoriaz, le bon foie gras de nos mamans un certain 25 décembre 2006 ... Que de souvenirs mon pote! Merci encore pour cette énorme participation que tu as offerte à notre projet. Ton message dans un certain carnet qui m'accompagne partout ma beaucoup ému.

Boris et Luiggi : Sans eux, le Portugal n'aurait pas été la même aventure. Tant de kilomètres parcourus, nos vies mélangées durant tout ce périple et des souvenirs d'une expérience appelée ERASMUS font que vous serez toujours en haut de la liste. Prenez soin de vous et où que vous soyez, y'aura toujours un pivert qui pensera à vous.

Woody Wod Pecker : Cet oiseau si symbolique, faudrait lui remettre la légion d'honneur !!!

Thierry et Fausto : Ils m'ont déjà reçu deux fois dans la belle ville de Quito et je pense très sérieusement à la 3ème opportunité de les revoir. Des amis qui vivent loin mais des amis avec qui je ne perdrai jamais le contact. Je pense très fort a vous deux, vous adresse toute mon affection et vous réserve l'intégralité des bonnes ondes qui m'entourent en ce moment.
 

Tranquille et détendu au D'Lagoon!!!

Les Iles Perenthian, voici un endroit qui au nord de la Malaysie m'aura ouvert les portes de la plongée sous marine ...



Rien de tel que Jibe, alias monsieur ERASMUS to Dublin plus connu sour le nom du "Trecker de Huaraz".
C'est donc mon plus fidèle associé de voyage, celui avec qui j'accumule les jours et les semaines d'aventure qui débarque depuis Pekin pour se frotter au défi de la flotabilité neutre.
Après une arrivée en fanfare à Kuala Lumpur (il s'agit de Jibe alors accueil au Reggae Bar, forcément), nous sommes dans le bâteau, venons de quitter Kuala Besut sur la péninsule, le soleil se lève et nous nous rendons vers ces îles oùu nous ne savons pas encore combien de temps nous resterons, plus certainement ...

La tente sur la plage privée d'une guest-house tellement isolée qu'il n'y a qu'elle, un panorama époustouflant du petit dejeuner jusqu'aux heures où nous nous coucherons, une cuisine excellente et des barbecues Seafood à n'en plus finir.
Le passage de Olive, Kiff, Pierre et Charlotte, le sentiment de ne plus apercevoir les difficultés qui se sont inscrites dans votre vie, l'impatience de la découverte :
Comment est-ce en dessous ?



Là où normalement, sans le commandant Coustaud, on ne pourrait pas rester plus qu'un moment dont la durée dépendra des performances de chacun à l'exercice de l'apnée, nous sommes restés de longs moments, des moments inoubliables. Nous avons commencé notre incursion dans le monde des " Divers ", ça fait plus style que plongeur, en s'inscrivant à l'Open Water, premier niveau du PADI et c'est avec Yves (il en a fallu de peu pour que je l'appelle Jean Yves toute la semaine) qu'on démarre la formation.

Première heure de cours, théorie et DVD, étant arrivés pas vraiment frais de la veille, ça nous va très bien.
On plonge vraiment pour la première fois dans l'après midi et en ce qui me concerne, mais je sais que je parle pour deux, ça a été tout de suite un déclic car il existe là-dessous ce mélange entre l'apréhension, l'aisance du mouvement, la surprise, le calme, le son des bulles et la profondeur ...

Nous sommes restés là-bas 11 jours, sommes descendus sous l'eau à 11 reprises et nous sommes regardés envion 11 millions de fois l'air persuadé qu'on allait se faire arrêter par la brigade du Kiff.
Plongée de nuit, plongée en dérive, plongée sur épave, band de poissons Perroquet à bosse, requins petits mais requins quand même, tortues, hippocampes, nudibranches.

Apprendre à se déplacer, garder son calme, se familiariser avec l'équipement, parler le language des mains, se rendre compte que tout va parfaitement bien après 30 minutes à 18 mètres de profondeur, rechercher dans le bleu immense ce qui vous emmerveillera le plus, accepter le fait qu'on vient de toucher un monde nouveau.



Nous sommes vite rentrés dans le jeu, les conversations se nourrissaient de ce que nous avions vu et ce que nous pouvions peut etre voir demain, mordus pour quelques jours ou peut-être pour toute une vie, ça aura été un grand moment de mon périple.
Le deuxième niveau nous tendait les bras, la permission d'aller jusque 40 mètres, l'accès à certaines épaves : Comment résister ??? Nous voilà reparti pour un tour.

Je me rappellerai toute ma vie l'électro choc que j'ai reçu lorsque nous sommes descendus sur ce qui étais je pense l'arrière d'une épave. Après quelques minutes sous l'eau, j'ai regardé sur ma droite et me suis rendu compte que je faisais face à un mur. J'ai voulu savoir de combien était haut ce mur et j'ai levé les yeux pour chercher là-bas, dans le coin en haut à droite de mon masque.
C'est la première fois que j'ai realisé les distances qui nous séparaient de la surface, le poid de tout ce qui se trouvait au dessus de nos têtes.

La chance nous aura suivi tout au long du séjour, car nous n'avons connu aucune mésaventure, sacrément gâté pour des débutants de voir autant de choses, un endroit pareil c'est un cadeau du ciel.
Mission accomplie aux Perenthian Islands, une forte dose d'adrénalyne nous aura été doucement administrée par les instances les plus hautes gradées de l'univers sous marin.
3 poissons auront été mes favoris : le yellowbox fish, le Pipe fish et le Scorpion fish. Il me parait évident à la relecture de ces quelques lignes que j'ai attrappé le virus.
Qu'est ce qu'on se sent bien lorsqu'un semblant de passion fait éruption dans votre vie ? A nous d'en faire quelque chose de passionant !!!

Un mot quand même sur " Ris " qui originaire de Lombock, Indonésie est un vrai spectacle ambulant car c'est d'un sourire inépuisable qu'il venait volontiers discuter, et boire un p'tit verre en cachette avec nous ou alors nous prévenait lorsqu'il ne fallait pas rater quelquechose.
Les bébés tortues qu'il élève lui-même avant de les relacher, plusieurs varans qu'il attrape par la queue pour les nourrir à sa façon mais surtout pour que vous puissiez parfaitement les voir, des petits rongeurs qu'il ballade sur son épaule, des singes avec qui il discute quelles sont les noix de cocos qu'il faudrait décrocher ... C'est quelqu'un dont je n'oublierai pas le visage qui transpire la volonté de communiquer, dont les yeux brûlent de bonne humeur, quelqu'un qui veut rire à en avaler la lune.



En se demandant sérieusement comment il serait possible de quitter une ambiance aussi propice aux rêves et à l'envie d'aller un poil plus loin, enfin plus profond. Il nous aura tout de même fallu être à court d'argent pour reprendre le bâteau direction Kuala Besut d'où mon partenaire de Carlsberg nous avait préparé un petit planning de chez maman.

Nous avons traversé toute la péninsule direction Georgetown où avec Alex, un nouveau compagnon Slovénien, nous avons visité un endroit magnifique.
Melange de jardins, temples et d'une tour situés en haut d'une colline où nous aurons eu le privilège d'un ensoleillement exceptionnel et donc d'un contexte idéal pour tirer quelques clichets.

Il y avait aussi cet anglais musicien dont le copain était reparti jusque Bangkok avec dans ses affaires le passeport et le billet d'avion de son pote. Il devait donc patienter quelques jours et nous a emmené dans ces restos indiens où manoeuvrant parfaitement le menu, il a commandé un festin servi sur des feuilles de bananiers dans lesquelles nous plongions notre main DROITE pour mélanger le " Un petit peu de tout " qui nous avait été délicatement préparé.

Le temps de faire faire le visa pour l'indonésie et nous voilà en route pour les " Cameron Highlands " qui sont en fait une multitude de plantations de thé où les panoramas sont splendides et les possibilites de ballades très nombreuses.



Nous en avons faites 2 suivant les balises qui n'induisent pas trop en erreur, dans une espèce de forêt très vallonée qui donnait une légère impression de jungle lorsque les sentiers se rétrécissaient ou qu'il fallait monter ou descendre très fort.

Nous voilà maintenant avec deux allemands qui passaient par là et qui ont prit le train en marche. Partir en tour du monde seul, c'est tout simplement la meilleure façon de ne jamais l'être.

Après quelques négociations avec un patron de bar à propos de copies de DVD concert genre BB King à Montreux (forcément j'ai craqué), nous sommes gentillement redescendus sur Kuala Lumpur. Un Burger King plus tard, l'interdiction de faire une sieste dans un jardin public et ce par une femme flic à cheval sur les principes, quelques heures dans Chinatown parce que Jibe aime offrir des mini shorts sexy à sa copine, c'est déjà les adieux.

Trop rapide mais tellement de bons souvenirs. C'était vraiment génial de retrouver Olive et Kiff de l'autre côté de la planète, je tiens encore à leur faire un gros bekot.

Prépares toi Francky, je ramène en images de quoi se faire inviter à l'édition 2008 du festival de Cannes !!!



La Malaysie ou un grand questionnement pour notre association : " Doit-on se limiter aux 6 milliards de piverts d'origine terrestre ou faut-il se lancer immédiatement à la recherche d'une espèce sous marine de cet oiseau imprévisible ?

Les dédicaces:

Nouk : alias Le Shark ou Pappy Chullo, encore un de la bande de Bayonne. Après Saragosse, Barcelone, Buenos Aires, Valparaiso, il ne nous reste plus qu'à monter un bar à sushis en haut du Machu Pichu et on aura fait le tour de toutes les singeries possibles et imaginables.
Je vous recommande le restaurant " Naka ", 40 rue de Ponthieu à Paris et remercie Nouk pour avoir fait le déplacement un certain 9 décembre ...

Noar : cet expert de la No Problem Attitude, spécialiste du bon conseil cinématographique, grand amateur de Quinito, un peu trop orienté à mon goût vers des matières comme le polystirène dont ma Clio BeBop, là ou elle est se souvient encore. Békot l'ami et fais pas trop de pers', concentres toi plutôt sur la mise en scène de films érotiques, tu pourras financer une nouvelle collection de slip kangourou.

Catherine : He soeurette, je me rappelle encore t'avoir offert quand j'étais très petit un feutre jaune pour ton anniversaire. C'est très bête mais je n'oublierai jamais ça. Alors tu l'as encore ??? Tu viens de fêter un nouvel anniversaire le mois dernier alors Feliz Cumpleanos y Cuidate Mucho.

Danielle Lepers : Désolé pour tous les autres mais c'est le commentaire de la maman de mon pote Damien qui m'aura le plus ému et le plus surpris.
En ce qui la concerne, c'est un éternel sourire dont je me rappelle mais j'ai aussi memoire de m'être pris un coup de torchon parce que je marchais en chaussettes.
Merci Danielle

Gérald Grignet : J'ai écrit ce texte et ces dedicaces il y a un moment déjà et entre temps, la famille Grignet est apparue dans la boite aux lettres des " 6 Milliards de Piverts".
Il est tout simplement une personne gentille, aussi intéressante qu'intéressée, drôle et disponible ce qui fait donc de ce crâne brillant un oiseau rare.
Ce monsieur " Y'a de la joie " est un ami dont je ne souhaite pas trop m'éloigner et que je devrais aller voir plus souvent.
La bise à tes deux bonhommes mon pote.

Sim Sima : Et oui, si tu veux que tes enceintes fassent du Houla Hoop sur un pied, c'est lui qu'il faut appeler. Toujours là, toujours présent, heureux après tant d'années d'être toujours en contact avec mister " He Mister Dj, Show me what U do ".
Prends soin de toi amigo et à bientôt pour encore et toujours du son à fond. On s'est raté de peu la dernière fois, je promets de faire mieux en 2008.
 

"Sabaai Dii ou Sua S'dei"

Revenu à Bangkok qui commence très sérieusement à m'ennuyer mais qui est sans aucun doute le meilleur centre de transit dans cette partie du monde, nous nous dirigeons vers les temples d'Angkor au Cambodge après un passage à la frontière sans encombre et un visa supplémentaire dans le passeport qui ne tiendra certainement pas jusque la fin du voyage.



Le Cambodge est un petit pays (la moitié de l'Italie) encastré entre la Thailande, le Laos et le Vietnam. 13 Millions d'habitants vivent au Cambodge et 40 % d'entre eux ont moins de 15 ans.
On y trouve le plus grand lac d'Asie du Sud Est : le Tonle Sap.

La monnaie est le Riel : environ 1 Euro pour 4100 Riel.

Même si le " Sugar palm tree " est l'arbre national, le Cambodge souffre d'un grave problème de déforestation. En 1960, 75 % du pays était recouvert de forêts tropicales et aujourd'hui, suite à un accroissement de la déforestation illégale, ce chiffre est tombé à 30 %.



Arrivés à Siem Reap, nous nous sentons à quelques pas du site d'Angkor que nous avons si souvent vu en images, cette fois-ci, ce sera pour de vrai !!!
3 jours sur place dans l'atmosphère mystique de ce site classé parmi les merveilles achevées de la main de l'homme et dont la construction s'est faite entre le 9 ème et le 13 ème siècle.

Angkor c'est la capitale de l'empire Khmer, c'est la fusion parfaite entre ambition créative et dévotion spirituelle et Angkor Wat, c'est aussi avec ses 800 mètres de long l'édifice religieux le plus grand du monde, c'est le coeur et l'âme du royaume du Cambodge et c'est également une réplique de l'univers spatial.



Il serait risqué, très risqué de tenter la comparaison entre Bagan au Myanmar et Angkor au Cambodge, les deux sont absolument magnifiques.
Je dirais simplement que Bagan, le petit frère, offre la possibilité de faire sa propre visite, de se déplacer à vélo sans difficultés, de ne pas affronter des dizaines de bus remplis de touristes venus du monde entier, de faire vos photos dans le calme et pour finir, les sites les plus fameux sont suffisament proches les uns des autres. Angkor c'est tout simplement bondé mais il offre une diversite de toutes les tailles, de tous les genres, de toutes les pierres.

Depuis le très isolé Phnom Krom dont le monastère culmine en haut d'une magnifique colline et dont les pierres luisent leurs centaines d'années pour vous offrir des vues imprenables sur la ville de Siem Reap jusque le Taprom découvert par des expolorateurs francais il y a plus de 100 ans, perdu dans une forêt ayant déjà englouti bon nombre des murailles de l'édifice et en passant par Bayon où quelques 216 visages sont taillés dans la pierre.



On peut aussi citer le Kbal Spean qui propose de magnifiques sculptures immergées, un mélange de couleurs plongé dans une lumiere qui transperce les feuillages ou encore le Banteay Srei qu'on surnomme le joyau d'Angkor car ces minuscules sculptures sur les portes et les murs de ce " petit " temple sont vraiment fantastiques.

Comment expliquer cette rencontre avec l'histoire de l'empire Khmer au travers de ces sites qui littéralement vous envahissent, vous rappellent à quel point vous êtes petits.
Il doit être (car je n'en ai pas encore pris le temps) très intéressant de se documenter d'avantage et de lire certains ouvrages relatifs à ce site unique en son genre. Des textes illustres de superbes photos permettant de se plonger dans les significations et autres symboliques de ces lieux magiques.



Nous nous sommes ensuite rendus à Phnom Penh, capitale du pays où la rencontre avec l'association PSE vous est rendue en détails au travers de l'action 5.

Nous sommes également allés visiter le S 21, tristement célèbre centre de torture durant le génocide qui a frappé le Cambodge durant les années 1970. Les locaux vous glacent le sang, il y a encore les photos de centaines de prisonniers qui ont vécu les pires atrocités dans les murs de cette ancienne école dont la signification aujourd'hui est immense pour des milliers de familles qui n'ont jamais su ou avaient disparu les leurs.

Pas grand chose à raconter sur cette ville ou nous sommes passés très rapidement puisque suite à des problèmes pour le visa du Laos, nous sommes repassés, pour mon plus grand plaisir par Bangkok, pour rejoindre Vientiane, capitale du Laos où nous devions rencontrés des gens à qui Domi devait remettre médicaments, photos ainsi que quelques billets. Rencontres intéressantes dans la ville de Paksane ...

Il y a 6 millions d'habitants au Laos et on y paie en Kip.



Le pays se situe principalement entre le Vietnam et la Thailande mais il est frontalier avec le Myanmar, la Chine et le Cambodge. Après le colonialisme Francais, une invasion Japonaise et presque 10 années de bombardement Americain non-stop, on peut estimer que le Laos a une histoire des plus marquantes.
Ce pays souffre également d'un grave problème de déforestation mais également de commerce avec les animaux de la forêt. Il y a 437 espèces d'oiseaux et 320 espèces de poissons au Laos.

Il nous restait alors 3 semaines dans le nord du Laos où nous souhaitions prendre notre temps, faire un peu de marche et se laisser aller sur les cours d'eau de ce si joli pays.

Nous sommes arrivés jusqu'à la frontière thailandaise après 2 jours de bâteau le long du très célèbre Mekong, des scènes inoubliables de ces pêcheurs vivant dans de petits villages qui vous donnent tous l'envie de rester quelques jours pour toucher du bout du doigt cette curieuse impression d'etre perdu au bout du monde.
Très large, d'une couleur terre, encastré entre des vallonements, d'un vert interminable, le Mekong où les courants obligent chaque embarcation à de très impressionantes manoeuvres ainsi qu'à une connaissance parfaite de toutes les astuces de ce fleuve imprévisible.

Une fois à Muang Sing, nous partons pour une marche de 3 jours vers les collines situées au nord de la ville.
Ce fut une pluie d'insectes dont il est, même encore après les avoir vu de nos yeux , difficile d'imaginer l'existence. je me rappelle notament d'une chenille jaunâtre toute gonflée dont le deplacement donnait une impression de gros chewing gum vivant ou encore cette araignée dont le corps était relativement petit mais qui présentait deux antennes courbées vers le haut de peut-être 3 centimètres chacune.

Nos deux nuits la-haut auront été toute une expérience, surtout la deuxième où après avoir joué des heures avec les enfants du village, nous leurs avons demandé d'organiser une chasse aux araignées dans la cabane où nous dormions car ni Domi ni moi n'étions très rassurés à l'idée de ces bestioles venant vous asticoter à n'importe quel moment de la nuit.
Ces gosses équipés de nos frontales auront chassé à mains nues pendant une bonne heure pour faciliter le sommeil de deux touristes un peu ceptique.



Nous avons également eu droit à un massage Lao après un des délicieux repas que notre jeune guide nous avait fait mijoter.
Bref, c'était exactement ce dont nous avions besoin pour rentrer dans l'ambiance du pays et je ne peux que me souvenir de toutes les légendes, croyances et autres superstitions que notre guide nous expliquait mais dont nous ne comprenions pas tout, quel bonheur d'écouter tout cela ...

Nous avons continué notre séjour en allant à Nong Kiaw, au bord de la rivière Nam où nous sommes restés 4 jours vivant de la façon la plus paisible qui soit, repoussant à chaque coup la date de retour sur Luang Prabang, passant nos nuits dans une cabane en bois a 3 dollars la nuit, cherchant le petit restaurant qui nous préparerait le meilleur milk shake sans oublier de passer des heures entières à discuter, écrire, penser, prendre le temps ...



Retour à Luang Prabang le long des eaux encore une fois, moins imposant que le Mekong mais tout aussi joli et quel contexte merveilleux que d'être transporté de la sorte.
Le programme était simple : bien manger, faire plaisir à nos familles avec autant de cadeaux que Domi pourrait en rapporter, la visite du palais royal et d'une superbe exposition photo sur le thème : The Flying Bhudda, déambuler dans la ville qui affiche de très jolis temples mais aussi une magnifique architecture coloniale faisant d'elle une ville appartenant au patrimoine mondiale de l'humanité.

La fin du séjour aura été trop rapide pour la sentir arriver. Notre dernier vrai STOP aura été Nong Kiaw, le reste ayant été cadencé par une suite d'imperatifs. 5 semaines c'est trop peu pour toutes ces merveilles mais loin de moi l'idée de se plaindre.
Nous avons eu la chance de vivre tout ca et c'est déjà beaucoup. Ces vacances auront été bien remplies et le passage au Cambodge et au Laos ne peut laisser qu'une envie d'y retourner pour une certaine " Plaine des Jarres ", quelques 4000 îles au Sud Laos ainsi que tout le reste du Cambodge qui c'est certain regorge d'endroits où le dépaysement, la rencontre et la découverte s'accordent parfaitement pour vous laisser une image indélébile.

Dédicaces:

Milouz et Pouchin : Made in " Gre " et non Grenoble, ces deux oiseaux-là m'ont fait l'immense joie de toujours être là lorsque j'organise quelque chose et si il y en a bien pour qui c'est pas la porte à côté, c'est bien eux. Ils en arrivent même à me prendre par surprise a Roubaix tout en vivant à l'autre bout de la france. Le nouvel an 2006 aura été un pur bonheur en leur compagnie et je suis très impatient de les retrouver pour un Quinito qui va bien !!!

Aurélien Hovelaque : Monsieur Quito qui aura beaucoup voyagé avant de s'impliquer plus que jamais auprès de tous ces gosses à qui il ne reste très souvent plus rien. Je tiens à lui adresser toutes mon admiration pour son engagement, sa détermination ainsi que tout ce qu'il aura concrêtisé pendant son séjour dans un pays qui m'est cher.

Nana et Jerem : Beaucoup de choses à dire, tellement à vivre. Une forte sincérité, un vrai contact humain. Envie de les voir, besoin de leur parler. Projets de vacances, idées de voyages. Cascades de souvenirs, chanter, danser et rire. Deux belles personnes enfin réunis à Buenos Aires, deux très chers amis dont je ne saurais jamais me passer. J'arrive ...

Philippe et Tania Brienne : Parce qu'ils seront a jamais deux incontournables dans le parcours que j'ai cherché à me construire et qu'en les écoutant mais aussi en les regardant faire, je suis devenu meilleur. J'avais déjà comme un intérêt particulier pour les relations humaines, j'ai saisi à leurs côtés quelles étaient parmi les clefs de l'épanouissement de chacun d'entre nous. Quel bonheur d'aller se noyer dans les bonnes humeurs de leur facon d'être.

Cedric Chevalier : le Che, comment ne pas etre frappé par ce mélange entre Mickael Jackson, Gad Elmaleh et Francois Hollande. 100 % naturel, des improvisations à couper le souffle, toujours partant pour la grande déconnade. On se souviendra longtemps de cette blague à propos d'un col de manteau en poil de cul de souris !!! Prends soin de toi mon pote et rendez vous à l'autre bout du monde.

Manuella et Tony : Un petit bonhomme va bientôt venir couronner une vie déjà remplie de bonheur, ça peut se lire très facilement sur leur visage. Je voudrais leur souhaiter que le meilleur évidement et j'en profite également pour leur adresser toutes les bonnes ondes qui m'entourent depuis le début de ce voyage. Faire un enfant, y'a rien de plus beau et celui-là, quand je regarde le père et la mère, je me dis que ce sera un vrai champion, tout sourire, plein d'énergie et bon vivant comme ses parents.