La Birmanie ou le " Myanmar" devrais-je dire ???



Arrivé à Hong Kong le 21 mai dernier, je crois avoir rapidement compris que je n'étais plus sur le même continent. Après 4 mois d'Afrique, le moins que l'on puisse dire, c'est que le physique des gens que je croiserai dorénavant a totalement changé. C'est peut être bizarre mais tout au début, ça fait un sacré choc de ne plus être au contact de toutes ces populations africaines. Un deuxième vol dans la foulée pour rejoindre Bangkok et me voilà dans une ville que je qualifierai de complètement dingue. Je pourrai en raconter beaucoup à propos de Bangkok mais je me limiterai à dire que mon activité favorite fut de manger sur les trottoirs car la variété et la finesse de la cuisine de rue à Bangkok est indiscutable alors quand en plus, le verre de Chivas 12 ans d'âge est à 1.50 euros, je dirais simplement qu'il faut y aller au moins une fois dans sa vie !!!

Déjà en direction de l'ambassade du Myanmar pour le visa, les conseils de Jérôme et Christine qui voyagent en Asie depuis Octobre 2006 me sont très utiles pour aborder ce pays on ne peut moins surprenant. Encore un avion jusque Yangon (anciennement Rangoon) et c'est parti pour un pays qui je ne sais pas pourquoi me donne une impression de Zimbabwe sud est asiatique.



52 Millions d'habitants, situés entre l'Inde, la Chine et la Thaïlande, de la taille de la France, la plus riche biodiversité en Asie du Sud Est, le Myanmar s'étale sur 2000 Km du Nord au Sud. Les hommes portent le "Longyi", une sorte de tissu dans lequel on s'enroule au niveau de la taille, les femmes et les enfants se maquillent avec le "Thanaka", tout le monde mâchouille une préparation à base de Betel qui donne aux dents une "jolie et indelebille" couleur rougeâtre et vous entendez les gens cracher à longueur de temps ce qui est peut être la seule chose que l'on peut reprocher aux habitants du Myanmar. La population est à 87 % Boudhiste et il existe non moins de 130 ethnies dans ce pays ou tout, absolument tout est sous le contrôle d'un pouvoir qui malheureusement ne flanche pas.

Le pays est dirigé depuis trop longtemps par une junte militaire qui a cloisonné chez elle pour la 3eme fois en 2003 Aung San Sun Kyi, la fille de Bogyoke Aung San qui en 1947 fut assassinée alors que son parti qui prônait la démocratie venait tout juste de remporter les élections. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1991 et continue de refuser la proposition des détenteurs du pouvoir : la liberté contre l'exil.



Colonialisme britannique jusque la seconde guerre mondiale, forte immigration indienne, occupation japonaise, coup d'état organisé par le général Ne Win en 1962, soulèvement du peuple en 1987 puis loi martiale en 1989. Une opposition qui même avec 85 % des votes n'est pas autorisé à siéger au parlement, les sanctions commerciales des pays de l'Ouest, boycott du tourisme international, le sujet épineux de l'opium est toujours d'actualité. Aujourd'hui, les universités ferment à Yangon suite aux manifestations des étudiants, il est formellement interdit aux locaux de parler de politique avec les étrangers, des régions entières sont littéralement fermées, les banques étrangères ont été chassées du pays ... Que dire de plus ???

La situation est très délicate. Les uns disent que seule l'armée peut diriger un pays où éclatent régulièrement les rebellions menées par des groupes ethniques vivant de façon très reculée et les autres espèrent un changement venant du pays lui même. La junte militaire donne les signes d'une volonté de pratiques plus acceptables, plus démocratiques mais ou sont elles ?



Arrivé à Yangon, encore une autre capitale alors départ le lendemain pour Mandalay, la ville de transit par excellence ou tout est carré mais en même temps, la désorganisation y est totale donc départ pour Hsipaw, tout au nord (de la zone où les touristes peuvent circuler). Une vraie sensation de tranquillité, très peu d'étrangers, la Guesthouse de Mr Charles et son balcon d'où je peux regarder les enfants qui démarrent l'école très tôt le matin, tellement tôt que je me lève chaque matin lorsque la leçon commence. Une chute d'eau perchée dans les montagnes avec une vue imprenable sur la vallée qu'il vous faut traverser avant d'atteindre ce petit coin de paradis. Mon anniversaire que je célèbre avec quelques touristes mais surtout Sylvio, un brésilien avec qui nous irons en titubant chercher de quoi manger à la lueur de sa torche puisque après 23h, plus d'électricité à Hsipaw.



Une marche de 2 jours avec Djo Djo, un guide qui avec ses 64 ans ne manque pas d'humour, aime particulièrement le vin de riz, m'emmène dans les villages perchés en haut des collines, me propose de goûter les spécialités locales et en plus de tout cela devine parfaitement les moments où je souhaite rester là, observant un paysage ou un arbre pouvant paraître totalement banal. Ces moments où on ne souhaite pas entamer une conversation, il me laisse les savourer pleinement car il sait lui aussi que c'est cela, la vraie richesse d'une ballade de 48h au milieu de cette merveilleuse nature. La Birmanie est très vallonnée, offre des chemins vers une quantité folle de village où les ethnies conservent précieusement mode de vie et traditions. Ce pays respire d'hospitalité une fois que vous êtes parvenus hors des grandes agglomérations entres lesquelles 90 % des touristes se déplacent lorsqu'ils se rendent au Myanmar.



Il existe dans ces lieux mystiques une authenticité avec laquelle il est difficile de communiquer car il vous faut maîtriser les dialectes régionaux mais à travers laquelle on peut imaginer les origines, les finesses et la culture du peuple birman. Encore une fois et je l'espère pour une vie entière, c'est au milieu de ces montagnes que j'apprend, que je continue de rêver et que je me met à écrire. Ces 2 jours avec Djo Djo ont été splendides alors je file vers Kyauk Me pour un autre treck. Le guide s'appelle Thuran, il a 25 ans et me propose de partir à moto, ce qui ne m'enchanté pas vraiment au début mais quand je vois la quantité de village où nous nous sommes rendus, il nous aurait fallu 6 jours minimum pour faire tout cela à pied. Des paysages magnifiques, sensation très forte d'être le seul étranger, immersion totale dans un monde où une collection de verts illuminés dominent un panel de couleur que l'on peut observer des heures durant tels des papillons flottant au dessus d'un cours d'eau. Nous visitons des fabriques de papier à base de bambou, plantations de thé et ateliers où on frappe très longtemps avec un marteau très lourd pour obtenir à partir d'un métal des feuilles d'une finesse que l'on imagine pas. Les pagodes et autres temples toujours situés au point le plus élevé du village ont tous des caractéristiques particulières et les bouddhas qui y sont installés vous laissent parfois perplexe tellement leur regard semble réel.



Thuran me fait l'honneur de m'emmener à son ancienne école. Quel silence lorsque j'entre dans cette classe qui est en faite le salon d'un professeur proposant du soutien scolaire à des enfants qui n'ont pas la chance d'entrer dans les écoles gouvernementales. A ceux là, il ne reste que l'improvisation de certains professeurs retraités qui organisent seuls des écoles privées qui sont en fait totalement gratuites. L'un des enfants me demande quelle est ma religion ? Je réponds que je n'en ai aucune. Il me demande alors en quoi je crois vraiment ? Je me suis senti bête car ce gamin m'a complètement troublé et j'ai vite senti que je tournais autour du pot. La nuit porte conseil !!! Le lendemain, nous sommes allés avec Thuran acheter du matériel scolaire pour ces 40 enfants qui souhaitent profondément s'instruire mais manquent de moyen et si il y a bien une chose en laquelle je crois vraiment, c'est l'éducation. A mon départ en train de Kyauk Me direction Piy U Lwin, 3 de ces enfants avaient demandé la permission à leur professeur pour venir me saluer et prendre une photo : ma récompense est là et malheureusement, il sera impossible pour "6 Milliards de Piverts" de continuer à soutenir ces enfants, les moyens de communication au Myanmar étant beaucoup trop limites.



Me voilà dans le train entre 2 nones et une soeur qui s'occuperont de moi durant tout le voyage comme si j'étais le petit garçon qu'elles avaient vu si souvent traverser le village où elles vivent depuis toujours. La pluie s'abat sur le village pendant 2 jours et je ne peux rien voir alors retour sur mandalay pour partir le lendemain vers les temples de Bagan.

Comment des sites aussi incroyables ont ils vu le jour ? Qu'est ce qui a pousse l'homme à réaliser de telles splendeurs à la force de ses mains ? Comment est ce possible que Bagan recense environ 4000 temples construits tous avant le 13ème siècle ? Je crois que je suis incapable de décrire tant de merveilles : la magie de Bagan, la chaleur de ses pierres, la force de ces édifices qui impose à l'être humain un silence sans pareil, les bords de la rivière Ayeyarwady avec ses immenses étendues vertes luisantes, typiques du visage du Myanmar, toutes parsemées de milliers de ces temples où l'histoire se prolonge ...



Ma dernière destination au Myanmar sera Kalau où je me rends chez Thun Thun qui selon Dje et Chris est la référence du coin mais malheureusement, d'autres voyageurs prévoient déjà de partir en sa compagnie en direction du Lac Inle que je ne verrai pas cette année. Je rencontre donc un autre guide qui comme par enchantement s'appelle JP. Il a 69 ans, est bossu, d'origine indienne, un sourire qui fait le tour de sa tête et en avant pour l'aventure. Premier jour sous la pluie, ça démarre fort mais une fin de journée magnifique le long des rails de chemin de fer. Des images superbes de tous ces gens qui avancent à des rythmes différentiels, quittant les routes ont des endroits où on ne voit pas bien quel chemin pourrait les ramener chez eux. Impression d'aller et venu depuis des morceaux de villages enveloppes dans une foret qu'il faut apprivoiser car elle vous nourrit, vous abrite et vous protège. Le deuxième jour sera certainement l'un des plus beaux spectacles qu'il m'aura été donne de voir au Myanmar. J'avais été émerveillé par les rizières de Ubud sur l'île de Bali en Indonésie mais là, c'est quand même autre chose. Nous longeons de petits chemins, achetons des fruits aux paysans de la région. JP enseigne à JP comment fonctionnent les plantations de riz, quelles techniques permettent de récolter ce grain blanc que tout le monde cultive. Nous goûtons les spécialités de la région, je passe un temps incalculable à regarder autour de moi pour penser ma prochaine photo.



Tout est d'une beauté sans nom qui j'espère reviendra fidèlement à ma mémoire tout comme à l'instant où j'essaye de vous la décrire ...

Les dédicaces:

Jean Arnaud Opigez : Mon unique frère mais bien plus que cela car c'est souvent qu'il m'aura fallu prendre exemple sur quelqu'un pour avancer sur son propre chemin et je ne ferai pas d'erreur en disant qu'il est celui que j'ai depuis longtemps mis sur un piedestal. Nous vivons tous les deux comme un nouveau départ et je serai toujours là pour celui dont la légereté et l'humour dessine un personnage unique en son genre.

Roman Gulczynski : Mon filleul fait parti de mes 7 merveilles du monde. Ce petit blondinet à son caractère et c'est ce qui fait de lui un bon gars. Il me fait tellement rire. Ne serait ce que sa tête de Victor Pivert, j'en ai le sourire aux lèvres. Je garde précieusement le bracelet qu'il m'a mit autour du poignet le jour mon départ, je ferai tout pour rester à jamais un tonton Pivert.

Alexandre Capraro : Toujours là depuis le debut des années universitaires, quelqu'un d'incontournable avec qui les discussions sont faciles et auprès de qui on se gorge de bonne humeur. Sa mère prépare les meilleurs choux de bruxelles du monde et il peut vous enseigner l'encyclopédie de la Pasta Italianna en quelques semaines. Forza Amigo et bientot l'Artubi ...

Aymeric Pestel : Ou plutot " Aymericsm, j'ai fait une tarte. Viens moucher ton nez et ne court pas dans l'escalier ..." Ha ce rico, le seul être humain qui se lave dans les ruisseaux de Roumanie en plein milieu des Carpates avec une eau à - 40 degrés !!! Monsieur pas de problème, il suffit juste de discuter un coup et on va régler tout ça. Disponible et attentioné comme peu de gens. Prêt pour toutes les aventures surtout quand maman a pensé aux Choco BN pour le goûter ...

Rachil El Arras : C'est au travers de Monsieur Huilda (parce que Huile d'A Rachid) que ce projet de voyage est né. Nous avions eu cette conversation au cours de laquelle nous projettions déjà de faire tout cela ensemble mais les plans ont changé. J'aurais bien voulu vivre tout cela avec lui et je pense souvent à ce monsieur "la joie de vivre" qui sait que tout se merite et qui donne systématiquement le meilleur de lui même.

Gary Cooper : Alors là c'est quand même le seul mec au monde capable de débarquer le 9 decembre 2006 depuis la Guiné Equatoriale après s'être débrouillé que les dates collent avec son retour en France. Je dis bravo mister Cooper et rdv en 2008 pour la troisième version de la Pivert Party. Une bonne partie des plus grosses rigolades en tant qu'étudiant à Bayonne auront été avec toi amigo, vivement les fêtes de Bayonne 2008 !!!

 

MIBOS à Kigoma en Tanzanie

Pour cette action dont la valeur est de 300 euros, je souhaiterais remercier, saluer mais aussi féliciter les personnes suivantes qui au travers de leurs dons ont permi de soutenir MIBOS et ses actions aux alentours de la ville de Kigoma.



Vous avez vous aussi fait confiance à une simple idée : lorsque l'on a l'opportunité de voyager à travers le monde, il faut penser à faire un effort supplémentaire et chercher la possibilité de soutenir certains projets visant à aider un peu partout dans le monde les gens qui manquent de tout.



Raf et Emma Cantineau

Philippe et Brigitte Cantineau

Mamina et Chel-Mi

Raphael Gomes à qui je ne manquerai pas de réadresser tous mes remerciements

Michel Buquet

Jérôme Mina et Basile Planquette

et enfin Nicole Saint Maxent.

 

5ème Action: Pour un Sourire d'Enfant (PSE) à Phnom Penh au Cambogde


« Ce que vivent les enfants cambodgien n’est pas digne de l’humanité, PSE, une association qui veut les sauver »



C'est par l'ami d'un ami du cousin d'un oncle de ma tante (Aurélien Myle et sa chérie pour ne pas les citer) que j'ai appris l'existence de cette association au nom aussi significatif, qui évoque beaucoup et invite à regarder de plus près les conditions dans lesquelles vivent les enfants de Phnom Penh.



Située au Sud Ouest de la capitale du Cambodge, la décharge municipale du district de Stung Mean Chey est en fait un endroit où un grand nombre de cambodgiens et essentiellement des enfants travaillent de jour comme de nuit à récolter plastiques, papiers et autres cannettes. C'est parmi ces montagnes d'ordures nauséabondes des rues de Phnom Penh, ayant déjà été frappées plusieurs jours par le soleil, que ces enfants de tous âges travaillent. A pieds nus, sans relâche, un sac plastique à la main & affamés, ils remuent, fouillent et trient ces ordures pour ramasser ce qu’ils pourront revendre au kilo pour quelques sous.

Ces enfants vivent dans des conditions inhumaines. Tous les jours, ils respirent la puanteur d'une décharge où les maladies et infections viennent torpiller cette jeunesse qui n'a pas d'autre choix que de continuer à travailler pour ramener un petit quelque chose à la maison.

De nombreux accidents surviennent car lorsque les camions déplacent ou déversent les ordures, les enfants se ruent pour tenter de récupérer le plus rapidement possible ces précieux déchets. Dans cette course folle, les jambes et les bras d'une misère innocente sont bien souvent écrasés.



Lorsqu'en 1995, des petits cambodgiens amènent par la main Christian et Marie France des Palières, jeunes retraités en mission humanitaire pour la reconstruction de l'enseignement primaire, ceux-ci décident ensemble de lancer un projet visant à les sortir de cet enfer, leur apporter une scolarisation, plus de nourriture, des vêtements et la possibilité d'envisager un autre avenir. PSE suit aujourd'hui pas moins de 6000 enfants à tous les niveaux. Nous avons été saisi par la variété des infrastructures de Phnom Penh : crèche, école maternelle, salle de classe, terrain de sport, dortoirs, chambres pour les plus grands, ateliers pour apprendre les métiers de la coiffure, du massage, de l'hôtellerie, de la boulangerie, de la cuisine, de la mécanique, de la couture... PSE a ses propres écoles mais aide également des enfants qui sont scolarisés dans d’autres établissements. Certains enfants font toute leur scolarité avec PSE et arrivent jusqu'à l'université. Nous avons d’ailleurs découvert toutes ces installations grâce aux explications "en français" d'une jeune étudiante en 3eme année de droit. PSE suit également des enfants souffrant de handicaps mentaux et/ou physiques.

Directement sur la décharge, PSE a également installé de quoi nourrir les enfants qui continuent de travailler et leur apporte de quoi maintenir une hygiène minimum dans un endroit où les conditions sanitaires sont terrifiantes. Il est parfois difficile de prendre en charge des enfants venus à Phnom Penh depuis les provinces car ceux-ci repartiront une fois la saison des pluies terminée et les actions de PSE existent avant tout dans un principe de continuité. Il faut que ces enfants puissent un jour suivre une scolarité complète, avoir un travail décent pour venir en aide à leurs familles et fonder les leurs. L'ampleur de leur projet est impressionnante, tout est en perpétuelle évolution, il y a aura toujours de plus en plus d'enfants donc il faudra continuellement construire de nouvelles infrastructures.



Nous avons pu voir plusieurs images de cette décharge où les enfants vivent dans un monde difficile à concevoir, un monde que l'on a beaucoup de mal a s'imaginer, un monde malheureusement bien réel dans lequel ces filles et ces garçons grandissent ou plutôt survivent à force de travail dans un univers qui ne devrait pas exister. Pour citer PSE : « Ce que vivent de jeunes enfants cambodgiens n’est pas digne de l’humanité». Grace à une structure aussi active que PSE, ces enfants nourrissent chaque jour un esprit de solidarité qui les rend plus fort et surtout, ils retrouvent un sourire trop longtemps sacrifié. Sur le site web de PSE : www.pse.asso.fr, de nombreuses informations permettent d'en savoir encore plus sur ce qui est entreprit par leur organisation.



" 6 Milliards de Piverts " a fait un don de 350 USD pour appuyer ce gigantesque projet qui, chaque jour, permet aux générations à venir de tout un pays de regarder bien au-delà des quatre coins d'une décharge interminable et infâme. Nous espérons évidement pouvoir continuer à soutenir de notre mieux des actions comme celle de PSE. Pour qu’il y ait de plus en plus de jeunes piverts qui retrouvent le sourire et passent au travers de cet endroit que personne ne devrait jamais avoir à affronter. Nous adressons nos meilleurs sentiments à tous les acteurs de PSE, les personnes qui nous ont reçus et orientés et tout particulièrement à ses merveilleux fondateurs.

 

4éme Action: MIBOS Mission for Improvement and Boosting Organizational Services to the Community KIGOMA - Tanzanie

J'avais rencontré Hassan lorsque notre bus était tombé en panne en direction de Kigoma à l'Ouest de la Tanzanie. Il m'a alors expliqué qu'il est coordinateur d'un projet de soutien et d'aide auprès de nombreuses communautés avoisinants la ville de Kigoma.



Je l'ai retrouvé le lendemain de notre arrivée pour en savoir un peu plus sur ce qui était actuellement en cours. J'ai alors découvert que MIBOS est en fait une sorte de "multi-projets" qui ne manque vraiment pas d'initiative.
Ils sont par exemple au beau milieu de nombreuses démarches administratives avec les administrations locales en vue de l'obtention d'un terrain pour la construction d'une école dans les hauteurs de Kigoma car de nombreux enfants ne vont pas à l'école et sont loin de pouvoir s'acheter un minimum de matériel scolaire. Il faudra ensuite des professeurs, l'équipement minimum pour plusieurs salles de classe et évidemment des livres, crayons et autres fournitures scolaires.
De facon générale, ils font tout ce qu'ils peuvent pour que de plus en plus d'enfants puissent se rendre à l'ecole.



MIBOS est aussi préoccupée par l'accès en l'eau potable qui implique une certaine insfrastructure et autres travaux qu'il faut financer. Ils ont déjà installé plusieurs puits mais de nombreux villages sont encore sur la liste d'attente. Ils cherchent également à faire face aux situations sanitaires les plus alarmantes et tentent donc de faire vacciner un maximum de personnes contre les maladies qui frappent à répétition les villages les plus retirés. Ils cherchent à communiquer sur l'importance d'une alimentation propre et dans la mesure du possible variée. Ils informent les jeunes adultes sur les risques de contamination suite à des rapports sexuels non protégés. Ils organisent des ateliers orientés sur l'artisanat pour créer quelques revenus supplémentaires et permettre d'améliorer les conditions de vie de la communauté ...



J'ai surtout eu l'occasion de rencontrer plusieurs représentants de nombreux villages car Hassan m'a emmené au coeur de l'une de leurs actions les plus importantes.
Suite à l'apparition de certaines bactéries dans les sols, de nombreuses cultures de manioc situées autour des villages sont devenus impraticables. Les plantations ayant poussé sur ces terrains sont tout simplement contaminées et donc non comestibles.



MIBOS a donc organisé la culture d'une espèce particulière de manioc, plus résistante et mieux appropriée et lancé tout un programme de fertilisation des sols, de recherche de nouveaux terrains et de formation des agriculteurs à de nouvelles techniques en vue de meilleures récoltes.
J'ai donc pu assister lors de cette réunion à la distribution d'une quinzaine de sac tous plus haut que moi, remplis de ces fameux échantillons d'un nouveau manioc. Je me suis rendu compte que c'est principalement une agriculture de subsistance qu'il faut appuyer ici. Mais petit à petit, l'idée est évidemment d'organiser les récoltes et d'en retirer certains bénéfices pouvant aider à soutenir la communauté. Tout ce processus a déjà porté ses fruits dans d'autres villages avec le Soja qui est aujourd'hui revendu dans certaines grandes villes de la même région et rapportent de quoi améliorer le quotidien de centaines de famille.



Le mot que j'aurais le plus envie de mettre en avant sera : COMMUNAUTE !!!



" 6 Milliards de Piverts " (via l'aide de Mr Christophe Lavallee qui réside a Dar Es Salaam, nous a permis de finaliser cette action que je n'avais pas eu le temps de concrétiser lorsque j'étais encore en Tanzanie) a fait don de l'équivalent de 300 euros en monnaie locale pour soutenir l'ensemble des projets menés par MIBOS qui est une fois encore une organisation bien réelle, créée par des locaux et que nous pourront continuer à soutenir aussi longtemps que nous nous en donnerons les moyens.