Le Chobe, soit j'ai été chanceux, soit c'est l'un des meilleurs endroits pour observer les animaux sauvages. On part vers 6h du mat, quelques touristes dans une Jeep et après 10 minutes dans le parc, ce sont 2 hippos plantés dans le sable que nous avons pu voir à la lumière du jour ce qui n'est pas chose facile, cet animal est vraiment à part. Puis par radio, notre guide apprend qu'un autre véhicule a localisé plusieurs lions. Il faut y aller très vite si nous voulons avoir une chance de les voir. L'excitation monte très vite et j'aurai enfin eu la chance de voir ces félins dans un milieu leur appartenant pleinement, je pense ne plus jamais aller dans un zoo. Pas de males mais 2 lionnes et leurs 5 petits, c'était suffisant pour laisser des souvenirs mémorables. Totalement absorbé par ce groupe de fauves, tous sur le même arbre, les petits jouant à monter puis descendre, se poursuivant dans tous les sens pendant que les deux mamans, restées en hauteur gardaient un oeil affûté sur les alentours. Ils étaient là absolument pas inquiets et nous aussi, complètement captivés et silencieux, je n'oublierai jamais et espère que les photos seront de qualité. On a ensuite croisé un troupeau de peut être 70 ou 80 têtes, des buffalos qui vous laissent perplexe de part leur façon de fixer une seule et même direction en donnant clairement l'impression qu'un affolement général peut survenir à tout moment.
Après avoir récupèré de toutes ces émotions, j'ai décidé de participer le même jour à un tour en bateau sur la rivière Chobe et encore une fois, des animaux que je n'avais pas eu l'occasion d'observer de si près. Les splendides aigles " African King Fisher " perchés sur les branches des arbres morts, des éléphants venus satisfaire leur soif au bord de la rivière, d'autres barbotant dans l'eau, males dominants, femelles et aussi les petits qui ne sont pas si petits que cela en définitive. Kudus, babouins, crocodiles et de nombreuses espèces d'oiseaux ... Tout cela en une seule journée, le Chobe restera sans aucun doute l'un des principaux coups de coeur de ce tour du monde.
Puis direction la Namibie pour 48h et un nouveau tampon dans le passeport afin d'emprunter le " Caprivi Strip " permettant d'entrer au Delta d'Okavango par le nord. Mais c'est incroyable, sur la route menant à la frontière, le minibus doit s'arrêter à deux reprises pour laisser passer entre 15 à 20 éléphants. Moi qui croyait il y a encore 2 mois au Malawi que j'étais pleinement satisfait d'en avoir aperçu deux a plus de 300 mètres et bien là , il faut stopper le véhicule pour qu'ils traversent une route bétonnée en direction de la rivière. C'est à ne pas en croire ses yeux, ça surgit de tous les côtés et je commence vraiment à halluciner. Passage en Namibie réussi et de nouveau au Botswana pour me rendre à l'un des lieux de prédilections de Nicolas Hulot : l'Okavango ...
Il faut d'abord parvenir au village de Seronga, ce qui n'est pas toujours gagné mais je commence à pouvoir patienter 4h avant de bouillonner. J'arrive à destination après un voyage de 2h30 et certainement la position la plus inconfortable qu'il m'aura été donné de connaître. Je rencontre immédiatement Murielle et Bertrand, deux touristes français en vacances entre la Namibie et le Botswana et quelques bières plus tard, me voile parti avec eux le lendemain matin pour un " Mokoro Trip " de 3 jours. J'adore ce genre d'improvisation et en plus, les quelques douceurs qu'ils transportent avec eux genre - terrine de lapin - me rappellent notre douce France.
Le Mokoro est une embarcation de quelques mètres de long, pas plus de 60 ou 70cm de large et taillée dans une même pièce de bois mais en vue d'un programme de conversation de la flore, les nôtres sont en fibre de carbonne. Les " Polers " se placent à l'arrière et utilisent leur long bâton logiquement appellé " Pole " pour diriger et faire avancer le Mokoro et croyez moi, lorsqu'il faut frayer son propre chemin dans les hautes herbes, c'est épuisant. Ils utilisent également le poids de leur corps pour compenser le courant et suivre une direction parfaitement étudiée. Vous flottez à quelques centimètres au dessus du niveau de l'eau entre les nénuphars et les célèbres " Lili Flower " que l'on voit sur toutes les photos du Delta. Elles s'ouvrent et se referment avec la lumière du jour, sont d'un blanc digne d'une neige fraîchement tombée et sont des millions à éclater de leurs longs pétales partout sur l'Okavango.
Premier jour, nous arrivons sur le lieu de notre camp et peu de temps après la première marche de reconnaissance de nos guides, nous repartons en Mokoro car ils ont repèrés des éléphants non loin de là . Ce sont 15 males dominants qui se baignent, s'affrontent pour certains, et sortent de l'eau l'un après l'autre, nous observent mais ne semblent pas vouloir se montrer agressif. Il ne faut jamais être au dessus d'eux dans le sens du vent car ces animaux peuvent vous sentir à plus d'un kilomètre et sont totalement imprévisibles. C'est donc votre position géographique qui détermine la possibilité de les observer longtemps sans le moindre danger. C'est encore autre chose de les voir depuis ces très légères embarcations si on se rapporte à ces géants qui peuvent mesurer 4m de haut et peser plus de 6 tonnes. Normalement, c'est la saison sèche et nous ne sommes pas supposés voir beaucoup d'animaux mais je crois que la chance est de notre côté. Nous revenons au camp après en avoir pleinement profité et vers 15h, nous repartons pour tenter de localiser des hippos mais nous aurons été moins chanceux sur ce coup là . Nous ne les avons aperçus que de très loin mais leurs cris suffisent amplement pour que nous ne soyons pas totalement tranquille. Nos guides, Jibi et Ibi se frayent le plus souvent leur propre chemin au travers d'une végétation très dense de laquelle pourrait surgir n'importe quoi n'importe quand. Nous avons tout de même 7 beaux poissons pris dans le filet installé par Jibi et qu'il faut récupérer avant le coucher du soleil car les crocodiles reprennent la chasse et pourraient endommager le précieux filet. Un bon repas au coin du feu qui ne s'éteindra pas durant les 3 jours, nous apprenons beaucoup sur le milieu naturel dans lequel nous évoluons. Ils savent une quantité impressionnante de choses et ce, dans les moindres détails, ce qui est profondément rassurant lorsque vous entendez les hurlements stridents des yennes, elles ont beau être loin de notre camp, ce n'en est pas moins effrayant.
La marche du lendemain se passe bien, on voit au loin 2 girafes, 2 zèbres, plusieurs impalas mais au détour d'un arbre et ce, avec l'impression que les guides ne les avaient pas repèrés, ce sont 3 éléphants vraiment proches qui se nourrissent tranquillement mais nous repèrent rapidement. On retourne au camp pour une sieste et c'est reparti en Mokoro pour une deuxième tentative avec les hippos et ce fut cette fois ci une réussite totale. Une bonne quinzaine d'entre eux à quelques 20 mètres. Leur tète plonge puis ressort après plusieurs minutes mais il y en a toujours 1 qui s'assure que nous ne nous approchons pas trop près ce qui pourrait déclencher une charge immédiate. L'un d'entre eux ouvre la gueule au moment ou j'ai l'appareil équipé du téléobjectif, peut être un cliché rare !!! Coucher de soleil sur l'Okavango d'une beauté sans nom et avec la chance d'avoir pour accompagnateurs des gens qui connaissent l'importance d'un silence absolu dans un moment pareil.
Encore une marche le matin du dernier jour mais sur un autre îlot. Toute une partie du Delta est en fait asséchée la majeure partie de l'année alors des îlots se formant un peu partout lorsque les pluies sévissent. Cette fois, entres les traces de buffalo, lions, éléphants et même de léopard, nous ne sommes pas tranquilles car à pied. Ce sont les rugissements d'un groupe d'éléphants qui amène Jibi à prononcer les mots " We have to move ". On a eu de sacrés frayeurs durant cette marche sans même voir d'animaux mais marcher dans le bush n'a jamais été très rassurant. Le Mokoro est définitivement le meilleur moyen de découvrir le Delta, loin des agences touristiques de Maun et avec des guides qui sont sans aucun doute parmi les plus expérimentés. C'est ça le vrai luxe, pas de bruits de moteur et livre au savoir des locaux qui en plus de tout cela sont d'une amabilité saisissante.
Retour à Seronga pour se faire un bon repas et prendre une douche bien méritée. Murielle et Bertrand me proposent de me déposer à Maun et ce sont 500 kilomètres qui auraient pu me prendre beaucoup de temps qu'à l'arrière de leur 4X4. Barbecue et bières à gogo en leur compagnie avant de me diriger vers Gweta où les tarifs pour visiter les célèbres " Pans " sont bien au dessus de mes moyens mais je serai quand même resté plus de 2 jours au Planet Baobab à photographier ces arbres venus d'une autre planète et profiter de la piscine. Puis Nata, plusieurs parties de billard et un mal de crâne dont je cherche encore l'explication qui n'est en fait pas si loin. Puis Francistown et enfin Gaborone la capitale où je vais essayer de retrouver Philippe, Anne et leur enfants avant de quitter l'Afrique qui se sera soldée par la découverte du Botswana.
Ce pays situé entre la Namibie, le Zimbabwe et l'Afrique du Sud affiche moins de 2 millions d'habitants et l'un des taux de contamination par le virus du SIDA le plus élevé au monde. Il est estimé que l'espérance de vie sera aux alentours de 30 ans d'ici 2010. Son indépendance fut déclarée le 30 Septembre 1966 et son territoire est grand comme la France. La monnaie est le Pula et la situation économique a totalement été modifié suite à la découverte de plusieurs mines de diamants dans les années 70 pour donner durant de longues années un des taux de croissance les plus élevé au monde, entre 11 et 13%. C'est sans aucune hésitation le pays qui m'aura coûté le plus cher en terme de tourisme mais quand je vois le résultat, je suis loin d'être déçu. J'aurais pu faire tous ces parcs et ne pas voir tout ce que j'ai vu alors à ce rythme là , les euros peuvent continuer à défiler tant qu'il en reste suffisamment pour notre asso ...
Les dédicaces :
Anne Claire Cantineau, une future maman à qui je souhaite ainsi qu'à son chéri tout ce dont ils peuvent rêver. Cette jeune demoiselle dont la principale caractéristique est la proportion de fibres explosives est quelqu'un de très attentionné, prête à tous les efforts pour le bonheur de sont entourage. N'oublies pas d'envoyer les prochains clichés du ou de la petite merveille que tu nous prépares.
Rafael Gomes, mon colocataire 2006 avec qui il aura été si facile de partager le même appartement. Jamais de souci, toujours le temps de penser ensemble à la meilleure solution, à l'écoute et le coeur gros comme ça. Tellement gros que El Senor Gomes est le donateur numéro 1 de notre association et sauf si il a dernièrement gagné au loto, c'est une somme considérable qu'il a laissé entre nos mains. Dans les bons comme dans les mauvais moments, je serai toujours là pour toi mon pote. Changes rien, tu vaux à toi seul des millions de piverts. Embrasses tous les Gomes pour moi et prends soin de toi amigo.
Michel Buquet alias Monsieur " Tout le Bataclan " parce qu'il sait vivre et qu'il est un vrai spectacle ambulant. Il est à l'origine d'une sorte de renaissance pour moi et je suis heureux de l'avoir retrouvé lui et tous les Buquet. De nombreux points communs nous rapprochent et il en reste certainement beaucoup à découvrir. Parce que tu n'as pas hésité une seconde à briser ce que je m'autoriserai à qualifier comme : " un silence n'ayant aucune raison d'être", Merci mon oncle ...
Thomas Guilain qui aura pris le temps d'écouter mon histoire et de me faire part de sa propre expérience pour finalement me conseiller de réfléchir et de ne faiblir devant aucune précipitation avant ce tour du monde. Il est aussi un parfait accompagnateur de bringouille et ne pratique que très rarement le lait frais. Je l'accuse tout de même d'être à l'origine de toute la déconcentration dont j'ai souffert chez Jade parce qu'il tapait continuellement à ma fenêtre pour faire entendre son célèbre " Ca va Ptite Bite ? " Vive les chantiers à 300 euros mon pote !!!
Renzo Uccelletti mas conocido bajo el apodo " El Pastel". Querido amigo, me recibiste, ma ayudatse, me aconsejaste, llegaste hasta mi pais y sobretodo, hiciste todo lo posible para hacerme la vida mejor. Tienes algo en la mente que vale un monton, un tipo de apertura que no se encuentra a cada esquina excepte la famosa que nos gusta tanto. Mi experiencia chilena en terminos profesionales como personales fue estupenda y eso con, gracias y a traves de ti. Sigue igual compadre pero por favor, alejate de todos los lugares donde se venden ests botellas de Pisco, no va a quedar nada para mi. Un abrazo fuerte y cuidate del gato que puede salir en cualquier momento de alguna parte de tu cuerpo !!! Dos piscolas por la tres y con mucho hielo ...
Olive et Kiff, deux amis toujours présents, avec qui j'ai des souvenirs merveilleux et j'en suis persuadé, le meilleur reste à venir. Olive parce qu'elle est le genre de femme qui respire la bonne humeur et qui fera toujours preuve de beaucoup de sincérité. Kiff parce qu'il inspire une confiance sans frontière et que c'est quelqu'un de droit mais je les aime surtout parce qu'ils ont un tiers de toutes mes affaires dans leur cave et je compte bien essayer de gratter une ou deux caisses de pinard en allant récupérer tout ça !!! Merci à vous les ptis lous, que la Nice Attitude et le Positive System soient avec vous.